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Plan de sauvetage?

9 juin 2005, 00:00

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Bibi Sultana Oozeer, de Plaine-Magnien, a bénéficié du plan de micro-crédit du Trust Fund For The Integration of Vulnerable Groups (TFIVG) pour élever du bétail.

Licenciée d?une unité de textile, elle a eu le malheur de perdre deux des trois génisses qu?elle a achetées avec l?argent obtenu en emprunt de ce fonds d?aide aux plus démunis. Découragée, elle a pris la décision de confier la seule génisse qui lui reste à Said, son père, qui s?occupe d?une ferme à Plaine-Magnien.

Le TFIVG avait accordé une somme de Rs 50 000 à cette famille pour se lancer dans l?élevage.

?Nous avions tout essayé, avec l?aide du vétérinaire, pour sauver les génisses. Nous n?avons malheureusement pas pu faire grand chose?, raconte Said, qui pendant plusieurs années, s?est spécialisé dans l?élevage avec l?aide de sa famille.

Sérieusement affecté par cette perte, Saïd, ne veut pas prendre de risque une nouvelle fois. Il veut d?abord s?assurer que Sultana peut être couverte par une assurance si jamais la maladie frappe une nouvelle fois la seule génisse qui lui reste et qui va mettre bas dans quelques mois.

?Mo ti a content si Trust fund ti capave trouve ene formule pou aide ban éleveurs ki dans même situation?, suggère-t-il à Ravi Reedoy, le faciltateur social et Jacques Armond, le facilitateur social de cette région. Ils s?y étaient également rendus la semaine dernière pour faire un suivi du projet. Ne voulant pas trops?aventurer, les deux animateurs lui ont promis d?évoquer cette question d?assurance avec les responsables du TFIVG.

Shyam Hurbangs, directeur du TFIVG, est conscient du risque de maladie qui pourrait frapper un éleveur de bétail qui a bénéficié de leur soutien financier. ?Notre travail consiste à accorder une assistance financière aux personnes qui présentent des projets concrets et à faire le suivi après. Pour ce qui est de l?assistance technique, comme pour l?élevage et la plantation, par exemple, nous laissons ce soin aux techniciens du ministère de l?Agriculture?, dit-il.

<B>A l?étude?</B>

D?où son souhait pour que le ministère de l?Agriculture se penche sérieusement sur la question d?assurance.

Il rappelle que, dans le passé, principalement à l?Est du pays, la TFIGV a déjà organisé des rencontres entre les planteurs, les éleveurs et les vétérinaires du ministère de l?Agriculture pour des échanges de vues.

Le directeur du TFIVG précise que dans la cas de Sultana et de son père, cet organisme ne peut pas rester indifférent. Il se pourrait que ce cas soit reconsidéré avec une attention particulière. ?N?oubliez pas que notre rôle premier est de venir en aide aux plus vulnérables. Nous allons certainement étudier ce cas pour voir comment aider. Nous prenons aussi la précaution de veiller que ces dossiers soient genuine pour qu?il n?y ait pas d?abus?.

Outre les projets d?élevage, le TFIVG a apporté son soutien à plus de deux-cents élèves des écoles primaires et secondaires dans la région de Anse-Jonchée, Bois-des-Amourettes, Quatre-S?urs, Deux-Frères, entre autres, en leur offrant du matériel scolaire: cartables, (même des chaussures), des livres ainsi que le transport pour les enfants qui ont à parcourir de longues distances à pied pour aller à l?école. ?Nous accordons beaucoup d?attention à l?éducation. C?est une arme redoutable pour aider à sortir de la misère?, affirme Ravi et Jacques, les deux animateurs, en présence de Véronique Chuttoo également facilitateur social au sein du TFIVG.

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