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Tony Parker pour un deuxième titre
Tony Parker va tenter, à partir d’aujourd’hui, de s’emparer de son deuxième titre personnel de champion NBA, après celui de 2003, et du troisième pour les San Antonio Spurs en accueillant les tenants du titre, les Detroit Pistons, en finale du Championnat nord-américain de basket-ball.
Après une première casquette acquise il y a deux ans aux dépens de New Jersey, le numéro 9 des Spurs retrouve sur sa route Detroit pour une confrontation indécise au meilleur des sept matches, avec deux matches à San Antonio, trois à Detroit et deux derniers de nouveau à San Antonio si nécessaire.
Après une saison régulière très correcte ponctuée par un bilan de 59 victoires et 23 défaites, les Spurs ont éliminé les Denver Nuggets (4-1) puis les Sonics de Seattle (4-2) sans trop trembler en phases finales.
Témoignage de leur montée en puissance, les Spurs ont sorti quatre succès à un pour la tête de série n° 1, les Phoenix Suns, emmenés par le meilleur joueur (MVP) de la saison, le Canadien Steve Nash, en finale de la conférence Ouest.
En face, le bilan, un peu moins garni en saison régulière (54-28), a été progressif dans la difficulté en phases finales. Après un facile succès face à Philadelphie (4-1) et un deuxième tour face à Indiana expédié au match n° 6 (4-2), les Pistons ont dû attendre le décisif septième match pour battre Miami lundi (4-3).
Cette longue lutte des Pistons face à Miami pourrait être l’un des atouts des Spurs, qui auront ainsi bénéficié de cinq jours supplémentaires de récupération. “C’est une très bonne chose pour Tim (Duncan), il va pouvoir reposer ses chevilles. C’est la même chose pour le reste de l’équipe, nous sommes tous un peu fatigués. J’ai par exemple les genoux qui commencent à siffler”, se réjouissait “TP” au lendemain de la qualification.
<B>Le pilote</B>
L’autre atout des Texans, vainqueurs en 1999 et 2003, est le talent et la complémentarité de leur “Big three” (les trois piliers), Tim Duncan, Manu Ginobili, le champion olympique argentin, et Parker.
Avec Duncan en tour de contrôle sous la raquette, Parker en pilote de l’avion et Ginobili en aiguilleur du ciel, les Spurs sont armés pour voyager loin, d’autant que l’équipe est réputée – et critiquée – pour un jeu ultra-défensif.
Les Pistons, qui comptent dans leur rang huit joueurs champions 2004, ont eux aussi quelques atouts à faire valoir et notamment un collectif extrêmement homogène.
Sans véritable stars, les joueurs de Larry Brown proposent un jeu collectif très efficace, avec un danger qui peut venir de partout selon les sensations du jour : du brillant meneur Hamilton, aux pivots Ben et Rasheed Wallace en passant par le discret mais terriblement régulier Prince.
Contre Detroit, San Antonio doit s’attendre à disputer un “duel de chiens”, comme le promet le Pistons Antonio McDyess, une bataille physique imposée sous les panneaux par le duo des Wallace, Ben et Rasheed, qui passent du “Shaq”, élu MVP des finales 2000, 2001 et 2002, avec Los Angeles, à Duncan, MVP en 1999 et 2003.
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