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L?interrogatoire du jockey Joorawon par l?Icac contesté
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L?interrogatoire du jockey Joorawon par l?Icac contesté
L?enquête sur les ?courses truquées? a mené à l?interrogatoire de nombre de jockeys. Et celui du jockey mauricien Gulshan Rye Joorawon par les limiers de l?Independent Commission against Corruption (Icac) a été reporté à lundi. La raison : certaines questions posées ont été contestées par ses avocats.
Le jockey avait été interpellé par la brigade anticorruption après son inculpation par la Police des jeux en cour de district mardi. Il n?a émis aucune objection à ce que la police accède à ses comptes bancaires.
?Pas de preuves concrètes?
Ses avocats, Mes Ashley Hurhangee, Joy Beeharry et Sunil Posooa estiment, eux, que la commission est en train d?outrepasser ses attributions en abordant la question de ?courses truquées?. Ils font valoir également que ?l?Icac ne disposerait d?aucune preuve concrète? contre leur client en ce qu?il s?agit d?éventuelles enquêtes pour blanchiment d?argent ou de corruption alléguée. Ainsi, l?interrogatoire d?hier, initialement prévu pour 15h30, a été renvoyé à la demande des officiers de l?Icac.
Rye Joorawon a été incriminé par le jockey français, Gilles Lemius. Arrêté lundi, ce dernier avait été suspendu à l?issue de la 6e journée pour n?avoir pas accordé toutes ses chances au cheval Cavendish. Et lors de son interrogatoire, il balance le nom de Rye Joorawon, le gagnant lors de la course. Il affirme que le jockey de même que le propriétaire de chevaux, Chandrekantsingh (Mann) Ramdour, de l?écurie Ramdour, lui auraient promis 100 fonds (Rs 50 000) du cheval gagnant mais ils n?auraient pas tenu parole.
Le propriétaire de chevaux a ainsi été inculpé de complot avec le jockey Gilles Lemius hier en cour de district de Port Louis. Il lui est reproché d?avoir agi de concert avec le jockey afin de retenir sa monture ? Qui Lord ? lors de la troisième épreuve de la sixième journée : la City of London Cup, le 28 mai dernier, favorisant ainsi la victoire d?Accelerate. Lors de sa comparution devant le magistrat Vijay Appadoo, il a été relâché après avoir fourni une caution de Rs 50 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 100 000.
Le Mauritius Turf Club (MTC) n?aurait, lui, aucune objection à ce que Rye Joorawon, monte en selle samedi. Le jockey participera aux courses en attendant les conclusions des enquêtes de la police des jeux et de l?Icac.
Libéré sous caution mardi, Gilles Lemius a été interrogé par l?Icac hier après midi. Il a une fois encore réitéré, en présence de ses avocats Me Siddhartha Hawoldar et Devina Deonaran, la même version donnée aux limiers de la Brigade des jeux sur la troisième course du 28 mai 2005.
Autre jockey interrogé dans le cadre de l?enquête : l?Australien Brent Stanley. Ce dernier aurait signifié son intention de mettre un terme à sa carrière mauricienne. Il en aurait d?ailleurs parlé à son entraîneur, Serge Henry. Mais à ce stade, rien n?est encore définitif. Et l?on ne sait toujours pas s?il va participer à la journée de samedi.
CORRUPTION ET ?TRICHERIES?
Le pourquoi des deux enquêtes parallèles
■ Les enquêtes menées actuellement dans le monde hippique plongent dans l?incompréhension. D?une part, l?Independent Commission against Corruption (Icac) interroge et procède à des arrestations. Et de l?autre, la police des jeux enquête sur le même milieu. Mais le chef inspecteur, Daniel Monvoisin, explique qu?il s?agit, en fait, de deux enquêtes bien distinctes.
Daniel Monvoisin affirme, en effet, que l?Icac s?occupe de la corruption dans le domaine hippique. Alors que la police des jeux enquête, elle, sur un cas spécifique de course truquée alléguée (?horse fixing?). Les enquêtes menées actuellement ne sont, en ce sens, en rien identiques, poursuit-il.
La police des jeux travaille indépendamment de l?Icac et n?est pas au courant de son enquête. Le responsable de cette brigade fait, en outre, ressortir qu?elle agit selon les dispositions du ?Horse Racing Board Act?, pour protéger les paris publics.
C?est d?ailleurs ainsi que le jockey Gilles Lemius a été arrêté cette semaine et libéré sous caution. Cela, après qu?il a écopé d?une suspension de deux mois et d?une amende de Rs 50 000 le mardi 31 mai, soit trois jours après sa course sur Cavendish, jugée peu convaincante par les ?Racing Stewards? du MTC. Aussitôt la sanction prise contre le Français, la police des jeux a initié son enquête. C?est ce qui a mené à son arrestation.
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