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Manuel, professeur de salsa
Plutôt qu?un manuel, la meilleure façon d?apprendre la salsa, c?est de s?entraîner avec Manuel.
Tout de noir vêtu, latino chic à souhait, Manuel, est un latino de c?ur, danseur hors pair, connu du tout-Paris, dansant et en ce moment à Maurice, où il se produit dans quelques hôtels.
Son but dans la vie, amener la danse latine, spécialement la salsa, là où on ne la connaît pas, faire danser les gens, et partir pour de nouveaux horizons, répandre la bonne pasodoble à travers le monde. Hier soir, au Stardance, il a donné des cours particuliers avant de passer la nuit à danser.
La salsa c?est un feeling, un rythme, un mélange de tout et de rien, qui donne envie de danser, tout simplement, autant les amateurs ou les amoureux de la danse qui ont envie de puiser l?essence de cette danse si belle et si technique.
Son histoire a commencé il y a une quinzaine d?années. Manuel a des amis cubains qui lui apprennent à danser. Le rythme s?empare de son âme et de son corps. Il part, direction Cuba, histoire de ressentir les choses. Le gringo apprend ardemment la danse qui le fait vibrer et étudie pendant deux ans dans une école de la vieille Havanne. L?évocation seule du nom en ferait rêver plus d?un. De retour à Paris, rien. La fièvre latine ne s?est pas faite encore ressentir. Il donne des cours. «On était des précurseurs, on nous prenait pour des fous. Puis les boîtes ont mis du latino et ont découvert que la salsa était rentable. Au début, ils étaient une dizaine de profs à se partager les cours de salsa. Aujourd?hui, il y en a plus de 1000 et j?en ai formé beaucoup».
<B>Frénésie naissante et grandissante</B>
Chaque chose venant en son temps, et Ricky Martin aidant, la musique latine a mis le feu à la planète. Pour beaucoup, on ne jure plus que par Cuba, la salsa, le tango, Eva Perrone et tutti quanti? Tout le monde s?y est mis.
Et Manuel est connu de tous, parce qu?il danse bien et parce qu?il est le seul grand blanc dans la mer salsa. 1,90 mètre et des yeux bleus à faire pâlir la mer des Caraïbes. Manuel en profite justement. Il se produit et donne des cours dans les discothèques branchées de la capitale française, le Metropolis, le Duplex. On danse la salsa sur les Champs Elysées !
La raison de cette frénésie naissante et grandissante, la salsa. Le mot veut dire sauce, soit un mélange de plusieurs autres danses, cha cha cha, mambo, rumba? C?est pour cela qu?elle est difficile à apprendre, mais si passionnante, si séduisante. Mais à l?origine, la danse s?appelle casino, «car à Cuba, les casinos sont des endroits où on fait la fête», explique Manuel. Va pour la fête. Manuel l?a bien compris et fait la fête à la salsa tous les jours. C?est sa passion, son métier.
Rien à voir avec les bêtes à concours de danse de salon, «on a jamais vu de cubain danser avec un string», explique le savant de salsa. Avec Manuel on apprend, on danse beaucoup, à la manière des vrais cubains, avec le c?ur.Chorégraphe de formation, il est l?un des grands spécialistes de la salsa. Pour l?apprendre, il conseille de commencer par la salsa colombienne, plus simple, puis de s?attaquer à la salsa cubaine ou portoricaine, qui utilisent une quarantaine de pas de base à développer.
Il s?est déjà installé à la Réunion, où il a ouvert un club de danse et aimerait installer une même structure à Maurice. Buena Vista Social Club of Mauritius ?
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