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Ferrari, il était moins une !

13 février 2005, 00:00

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A en croire Jean Todt, le patron de Ferrari, interrogé par le Times mardi, la Scuderia a bien failli abandonner la Formule 1 en décembre dernier. « Nous sommes une petite entreprise et il nous faut couvrir les coûts de la F1 », a déclaré sans rire Jean Todt. Fort heureusement, l?écurie italienne a trouvé en Bernie Ecclestone une oreille attentive et l?Anglais, d?un geste généreux dont on ne le savait pas coutumier, s?est fendu d?un chèque de 100 millions de dollars.

Face à cet argument du coeur, Ferrari s?est finalement réengagé jusqu?en 2012. Michael Schumacher aurait pu se retrouver sans baquet? Qu?il est dur, en tout cas, ce merveilleux monde de la F1. Même les plus grandes stars et les plus grandes équipes y souffrent. Bien qu?ayant remporté les six derniers championnats du monde des constructeurs et les cinq derniers titres individuels, Ferrari, qui s?est imposé dans quinze des dix-huit derniers Grand Prix, est dans la difficulté. Au point d?avoir pensé mettre un terme à sa présence en F1.

« Nous avons souvent évoqué un retrait de la F1 parce que cela nous coûte trop d?argent. Ferrari aurait pu cesser d?être présente. Oui, c?est certain. La tendance constatée d?une croissance des coûts sans croissance des revenus a mis cette question à l?ordre du jour. Et au bout du compte il nous faut agir dans l?intérêt de Ferrari », explique Jean Todt, le patron du cheval cabré.

Pour faire face à l?augmentation réelle des coûts inhérents à la participation au championnat du monde, Ferrari et d?autres écuries avaient imaginé la création d?un championnat du monde concurrent à celui imposé par Bernie Ecclestone, qui aurait pu voir le jour à l?horizon 2008.

Mais, alors que l?idée faisait son chemin et commençait à prendre forme, la Scuderia a décidé, contre toute attente, de s?inscrire dans les Accords Concorde, des accords commerciaux qui lient Ecclestone, détenteur des droits commerciaux de la F1, et la Fédération internationale automobile, prolongés de quatre ans.

Ce revirement soudain s?explique selon le Times par le geste de Bernie Ecclestone à l?égard de la seule écurie à avoir disputé tous les championnats du monde depuis leur création en 1950. Un chèque de 100 millions de dollars, voilà en effet de quoi faire réfléchir. Les écuries concurrentes apprécieront...

Häkkinen ne reviendra jamais

Le double champion du monde Mika Häkkinen a déclaré qu?il ne piloterait jamais plus en Formule Un. « C?est terminé ! Ecrivez-le. Je suis prêt à le signer », a-t-il assuré lundi dans des propos rapporté par le tabloïd finlandais Iltalehti.

« J?ai 36 ans maintenant. Je ne suis plus jeune. Et l?âge, inévitablement, devient un problème », a-t-il ajouté. « Il est impossible de penser que je piloterai en 2006 car chaque jour mes réactions se font plus lentes, ma vue baisse. C?est la loi de la nature. »

Häkkinen, champion du monde avec McLaren Mercedes en 1998 et 1999, est le dernier pilote à avoir battu Michael Schumacher dans la course au titre mondial. Son retour en F1, qu?il avait quittée fin 2001, avait été murmuré l?année dernière mais le Finlandais s?était engagé avec Mercedes dans le championnat DTM.

Villeneuve n?aime pas la Sauber

Jacques Villeneuve semble avoir bien du mal au volant de la nouvelle Sauber C24. Ses chronos ne sont pas à la hauteur de ceux de son équipier Felipe Massa. Le Canadien a un problème, c?est évident.

Lui-même le confirme : « L?électronique pour les freins semble assez différente de ce à quoi je suis habitué. Je devrai donc adapter mon style de pilotage car je ne pense pas que l?équipe puisse modifier cela pour s?adapter à moi. Tout dans cette voiture est différent, même les suspensions. Je dois même adapter ma façon de modifier les réglages. »

Si l?équipe Sauber ne modifiera pas sa monoplace pour qu?elle convienne mieux aux goûts de Villeneuve, ce n?est pas pour le contrarier mais tout simplement parce que cela coûte cher...

« Dans une équipe plus nantie, on peut probablement modifier la voiture pour qu?elle convienne au pilote, poursuit Villeneuve, mais ici, ce sera à moi à m?adapter. Felipe connaît mieux la monoplace que moi puisqu?elle a été conçue selon ses indications ».

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