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Robbie Fowler a encore faim

13 février 2005, 00:00

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Robbie Fowler ne retrouvera sans doute jamais le niveau qui était le sien du temps où il éblouissait Anfield. Les années ont passé, les blessures se sont succédé et les jambes se font de plus en plus lourdes. Bientôt trentenaire, l?ancien légendaire n°9 de Liverpool n?a d?ailleurs besoin de personne pour lui rappeler que sa carrière est davantage derrière lui que devant lui.

Mais, en attendant une retraite qu?il espère repousser le plus loin possible, Fowler a encore faim. Et Manchester City, qui l?a accueilli il y a deux saisons au sortir d?un passage raté à Leeds United, compte bien tirer profit, dans le court terme, de l?appétit retrouvé de son attaquant, dont le compteur, depuis quelques semaines, se déverrouille.

Face à Manchester United, qui rend visite aux Citizens ce soir dans le cadre d?un sulfureux derby qui tétanise toute la ville, Fowler espère bien que son expérience compensera le déficit offensif entrevu depuis que Nicolas Anelka a commis la folie de vilipender sa carrière au contour d?un transfert inexpliquable et inexpliqué en Turquie, du côté de Fenerbahçe.

United, Fowler connaît bien. N?est-ce pas lui, d?ailleurs, qui avait, le premier, allumé le feu dans la défense affolée des Ferguson Babes le 14 mars de l?année dernière ? Son but de la troisième minute en appela trois autres, signés Macken, Sinclair et Wright-Phillips? A l?arrivée, dans un City of Manchester Stadium en état de grâce, les protégés de Kevin Keegan avaient signé une victoire mémorable, 4-1, sans doute la plus sulfureuse de l?histoire des derbies mancuniens.

Ce soir, l?histoire ne se répétera peut-être pas. Car même si les Citizens restent sur un match nul épatant à Stamford Bridge, résultat qui n?a du reste pas manqué de les booster psychologiquement, tous ceux qui ont vu le match vous diront que l?échec relatif de Chelsea repose davantage sur les prouesses du gardien David James, irréprochable sur ce coup-là, que sur la performance collective de Manchester City.

En face, United ne laissera certainement pas son encombrant petit voisin déjouer ses plans une troisième fois. Car, après le 4-1 de la saison dernière, il y a eu, le 7 novembre dernier, le triste 0-0 d?Old Trafford.

Et puis, ce soir, forcément, Man U aura une obligation de résultats. Une victoire contre City, la treizième en quinze matches, lui permettrait de rester au contact de Chelsea, dont l?avance en tête de la Premier League n?est pas, tout compte fait, aussi insurmontables qu?on voudrait le faire croire.

La défense mancunienne sait toutefois qu?elle ne devra laisser aucun espace à Robbie Fowler si elle veut maintenir sa série. Depuis le départ de Nicolas Anelka, l?ancien attaquant de Liverpool a répondu magnifiquement au challenge que lui a proposé Kevin Keegan, l?entraîneur des Citizens.

S?il n?avait trouvé que 16 fois le chemin des filets pour ses 60 premières sorties sous le maillot mancunien depuis son transfert de Leeds pour £ 6 millions, Fowler semble vouloir redresser son compteur, ayant marqué six buts sur l?ensemble de ses quinze derniers matches. Et il est désormais à une longueur seulement de la barre mythique des 150 buts, que seuls Alan Shearer et Andy Cole ont traversé en Premier League.

Ce serait vraiment trop beau, trop marrant, s?il écrivait l?histoire contre Manchester United, l?équipe qu?il porte le moins dans son coeur.

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