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Recalés :quelles options ?
Un examen, surtout le HSC, engendre souvent une grande période de stress. C?est éprouvant de jouer son avenir sur quelques heures. Cours particuliers et journées de sacrifice ne tiennent qu?à un fil au moment des examens? l?aboutissement de toute une vie de collégien. Même pour celui qui a eu des résultats satisfaisants tout au long de l?année, une catastrophe peut vite arriver et mettre en péril le succès tant attendu.
Certains s?élèvent donc contre le système qui comptabilise toute une année de travail sur un seul examen. Ils prônent un système de contrôle continu qui permettrait d?évaluer l?élève, au fur et à mesure de ses études. Il y a autant de découragement chez un collégien qui ne réussit pas, que de joie chez un lauréat qui est acclamé par ses parents et ses amis. C?est difficile de se retrouver seul face à l?échec, alors que d?autres fêtent leur réussite. Les possibilités d?une carrière professionnelle de médecin ou d?avocat nous échappent. On se sent lésé, diminué. Mais il ne faut pas se décourager. Il existe beaucoup de possibilités pour ceux qui n?y sont pas arrivés.
C?est le cas de D., 28 ans, ancienne élève du collège de Lorette de Rose-Hill. Après avoir eu son General Certificate in Education Award (G.C.E) ? diplôme inférieur au HSC ? elle a tout de suite été plongée dans le monde du travail : « À l?époque je ne réalisais pas l?importance des études. J?ai commencé très tôt dans le milieu professionnel. Pendant les vacances scolaires, je faisais des petits boulots comme hôtesse de promotion dans les supermarchés ou encore caissière dans une pizzeria. Après l?école j?ai continué ces petits boulots et c?est de cette manière que j?ai fait mon apprentissage. » D. est aujourd?hui représentante chez Happy World et arbore fièrement dix ans d?expérience. Elle désire suivre des cours en marketing et ainsi apporter un plus à son CV. Elle n?a pas de regret, mais admet qu?elle aurait dû être plus attentive à l?école : « Certaines entreprises n?ont pas confiance en vous, si vous n?êtes pas en mesure de fournir un diplôme. Mais l?expérience compte beaucoup et je n?aurais pas pu l?acquérir si ça s?était passé autrement. »
Le cas de cette jeune femme prouve qu?une personne qui n?a pas réussi son HSC, peut très bien s?en sortir. La preuve le plus éclatante est bien celle d?Albert Einstein ! Il n?a pas obtenu son baccalauréat? Ce qui ne l?a pas empêché d?être un génie reconnu dans le monde entier.
<B>Une nouvelle formation polytechnique en mars</B>
Le recteur du collège du Saint-Esprit, à Quatre-Bornes, déclare que l?élève qui échoue, obtient quand même un General Certificate in Education Award (G.C.E), s?il a réussi dans quelques matières. Ce dernier a ensuite la possibilité de se représenter au HSC, s?il a moins de 20 ans. En cas d?un nouvel échec, certaines entreprises privées peuvent faire appel au collège pour recruter ces élèves. Elles s?occupent alors de leur formation et les rendent aptes à travailler au sein de leur équipe.
Les élèves peuvent aussi faire appel aux instituts de formation qui offrent tout un éventail de cours. Le problème est que la demande est grande et la liste d?attente longue.
La rectrice du collège Aleemiah, à Phoenix, insiste sur le fait que l?établissement garde l?élève dans ses locaux, le plus longtemps possible, selon la limite d?âge et ses capacités. Le but de cette démarche est de conseiller l?élève sur la marche à suivre, afin de ne pas mettre en péril son avenir professionnel. Ainsi, les formateurs de l?IVTB viennent une fois par an au collège, pour présenter les cours disponibles auxquels les élèves peuvent adhérer.
À partir du mois de mars, les élèves pourront également suivre une formation polytechnique dispensée par le Technical Management Trust Fund, sous la tutelle du ministère de l?Éducation. Cette formation durera trois ans et sera destinée aux élèves détenteurs de la Form V.
Être recalé au HSC n?est pas un drame. Il faut de la volonté pour se reprendre en main. Il convient de s?orienter vers l?apprentissage d?un métier avec détermination et être discipliné. Les possibilités existent à Maurice. Il faut donc s?informer et s?inscrire sans plus attendre !
<B>Les institutions de formation à Maurice</B>
■ Le City College est un établissement privé, proche du collège de Lorette de Port-Louis. Sa missionest la réinsertion des élèves en difficulté dans le cadre scolaire. Cela concerne plus particulièrement les élèves qui ont été recalés. Cette institution les prend en charge dans chaque matière. Elle les fait travailler, en incluant une évaluation mensuelle, afin de suivre leur évolution. Ainsi, les élèves peuvent repasser les examens à nouveau et peut-être d?obtenir le certificat qu?un autre collège n?a pas pu leur attribuer.
■ Appavoo Business School située rue Mère Barthélemy, à Port-ouis, dispose d?une faculté de comptabilité pour toute formation relative au domaine des finances, de la taxation, et de l?audit de compagnie. Elle compte une faculté de management avec des sujets variés comme les ressources humaines, la communication, les relations publiques, et le tourisme, ainsi qu?une faculté de technologie de l?information qui prépare les élèves pour tout ce qui touche à l?informatique : design, programmation, et software. Les élèves ayant obtenu un certificat de Form V, incluant l?anglais et la comptabilité, peuvent s?inscrire. Certains cours qui s?échelonnent sur trois mois, à raison de deux sessions par semaine, mènent à un diplôme d?account clerk.
Le cours de software offre une formation de base sur Microsoft Office. L?école est affiliée à des institutions étrangères pour les cours plus élaborés. Elle fournit le support administratif et chaque institution indique ses exigences quant aux qualifications exigées à l?entrée.
■ L?Alliance française de Maurice, située à Bel-Village, offre des possibilités de formation comme le français des affaires, la communication, le journalisme, et les relations publiques. Le niveau d?exigence à l?entrée se situe entre la Form III et la Form IV, dépendant des cours. Cette institution est une des seules à dispenser des cours en français. Cela peut être un atout intéressant pour ceux qui se destinent à un public francophone à Maurice ou ailleurs. Plusieurs firmes françaises occupent le terrain des affaires dans l?île, comme la banque, l?assurance etc. La presse, autre secteur d?activité, utilise le français.
■ L?IVTB semble être un établissement très complet dans le domaine pratique, car il offre des cours dans la majorité des disciplines : tourisme, électronique, cuisine, housekeeping, animation, maintenance des machines industrielles, pâtisserie, mode et textile, bijouterie, plomberie, et imprimerie. Les exigences d?entrée à la plupart de ces cours sont la Form V. Pour les métiers manuels, il faut avoir obtenu la Form IV, être âgé entre 16 et 17 ans, et avoir réussi dans les matières concernées. Par exemple, si vous envisagez de faire une carrière dans le design, il faut avoir eu un credit en art. Ces cours débouchent sur un Higher National Diploma qui permet une insertion rapide dans la vie active. La demande est de plus en plus grande, car toutes ces formations répondent aux besoins de nos industries.
■La DCDM Business School propose des cours dans plusieurs domaines : information technology, media and communication et management and finance. Affiliée à des universités étrangères d?Australie et d?Afrique du Sud, la DCDM Business School est un des seuls établissements à Maurice, à pratiquer le Foundation program : un cours de remise à niveau pour les élèves qui n?ont pas obtenu le HSC. Ils pourront passer au stade supérieur et entamer un degree. Ce programme se fait en un an. Il peut être réduit à six mois, si vous avez réussi dans certaines matières du HSC. Vous pourrez ensuite, prétendre aux nombreux diplômes qu?offre la DCDM.
■ Par contre, pour rentrer à l?université de Maurice ou à la Chambre de commerce, il faut avoir réussi aux examens du HSC. Les exigences d?entrée sont le HSC, le baccalauréat ou autres diplômes équivalents.
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