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Fermeture programmée de trois sucreries
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Fermeture programmée de trois sucreries
La centralisation des opérations dans l?industrie sucrière entraînera la fermeture graduelle de trois nouvelles usines, Mon-Trésor-Mon-Désert, Riche-en-Eau, et Mon-Loisir. C?est un développement survenu la semaine dernière qui rend possible la centralisation dans le Sud. Le Central Electricity Board (CEB) a en effet avalisé la construction d?une centrale bagasse-charbon de la Société usinière du Sud (SUDS) ? il s?agit d?un consortium de quatre sucreries, dont deux projettent de cesser leurs activités et de faire broyer leur cannes à Savannah.
Tout le dossier de cette centrale a été référé au gouvernement pour décision finale avant la signature du Power Purchase Agreement (PPA), accord d?achat par le CEB de l?électricité produite par la centrale de Savannah.
La direction de SUDS a toujours maintenu que cette centralisation est vitale pour les opérations de la nouvelle centrale de Savannah. Elle envisage de déposer une demande de fermeture pour deux de ses usines une fois le PPA signé. Et si les autorités accèdent à sa demande, Mon-Trésor-Mon-Désert et Riche-en-Eau feront très probablement leurs dernières récoltes sucrières en 2006.
Il est prévu que la première ligne de production de la nouvelle centrale de Savannah entre en opération à la fin de 2006 et la seconde à la fin de 2007. SUDS devra débourser une somme de Rs 3 milliards pour la construction de cette centrale ainsi que pour la centralisation.
Dans le Nord, Mon-Loisir a déjà déposé une demande de fermeture. La direction de cette sucrerie avait exprimé le souhait de mettre un terme aux opérations à la fin de la coupe 2004. Sa demande n?ayant toutefois pas encore été avalisée par le gouvernement, elle roulera pour la campagne 2005, qui pourrait bien être sa dernière.
Belle-Vue lorgne les cannes de Mon-Loisir en cas de fermeture. Mais Fuel qui a fusionné avec Mon-Loisir, n?entend pas céder. Car l?objectif des deux titans sucriers, Fuel et Belle-Vue, est le même : faire baisser les coûts de production de manière à affronter la compétition internationale et les baisses de prix du sucre acheté par l?Union européenne à partir de 2006.
Redéfinition des ?factory areas?
De son côté, la Sugar Authority planche actuellement sur une redéfinition des factory areas des sucreries au niveau national et fera des propositions au gouvernement à ce sujet. ?Ce qui est important, c?est la viabilité à long terme de l?industrie sucrière. Il faut un exercice d?ensemble pour les factory areas. C?est l?intérêt du pays qui doit primer dans toute décision?, commente Nando Bodha, ministre de l?Agriculture.
Jean Claude Hoareau, administrateur de Mon-Désert-Alma, souligne pour sa part qu?il n?est pas dans l?intention de cette sucrerie de fermer ses portes à court terme. ?Nous avons récemment fait de gros investissements. Nous pensons que nous avons encore de beaux jours devant nous et n?avons fait aucune demande de fermeture?, dit Jean-Claude Hoareau.
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