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Platini, l?interview qui dérange

8 février 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Il fallait s?y attendre. L?Équipe a reproduit hier après-midi, sur son site web, l?essentiel de l?interview que nous a accordée Michel Platini vendredi, interview qui est en passe de provoquer un véritable séisme dans le giron fédéral français, cela à cinq jours seulement de l?assemblée générale élective de la Fédération Française de football (FFF).

L?ancien n°10 et capitaine de l?équipe de France était, rappelons-le, à Maurice, dans le cadre de l?inauguration de la Maison du Football, première phase du projet Goal.

Michel Platini, qui occupe aujourd?hui les fonctions de vice-président à la FFF, a, en effet, profité de nos colonnes pour régler ses comptes avec son président,

Claude Simonet. Cela est d?autant plus étonnant qu?il avait jusqu?ici pris le soin, en bon politicien et diplomate, d?être des plus discrets à ce sujet, même si, il est vrai, il n?est un secret pour personne que le conseiller de Sepp Blatter souhaite voir son ami Jean-Pierre Escalettes s?installer dans le fauteuil de Simonet.

À Simonet justement, qui l?avait accusé, il y a quelques jours, de ne pas ?être en phase avec le football français?, Platini avait, dans un premier temps, avant son départ pour Maurice, simplement répliqué que le président de la FFF ?se faisait un dernier plaisir avant de partir?. Mais il n?était pas allé plus loin.

Mais, cette fois, depuis Belle-Mare, Platini a décidé de passer à l?attaque, las sans doute de voir que Simonet, en retour, ne lui faisait aucun cadeau.

Dans les colonnes de l?express, vendredi, le plus célèbre des footballeurs français a notamment confirmé que ce n?était plus la grande idylle entre lui et Simonet, lequel, toujours selon ses dires, a fait son temps à la tête de la FFF et devrait songer à passer la main.

Et, le moins que l?on puisse dire, c?est que Michel Platini n?ignorait pas que ses propos pouvaient être repris par la presse de son pays. À titre d?exemple, quand on a évoqué avec lui l?équipe de France et la surprenante retraite de Zinedine Zidane, il a préféré botter en touche, de peur justement, que tout ce qu?il pouvait dire à ce sujet ne fasse les choux gras de la presse française.

?Je ne me suis pas exprimé depuis six mois sur l?équipe de France et ce n?est certainement pas maintenant, dans la presse mauricienne, que je vais le faire. N?oubliez pas que je suis le vice-président de la Fédération française de football. Qui sait si demain ça ne va pas être repris dans les journaux français?, nous avait-il notamment déclaré.

À cinq jours de l?assemblée générale élective de la FFF, l?ancien milieu de terrain de l?AS Nancy-Lorraine, de l?AS Saint-Étienne et de la Juventus de Turin a jeté, à travers l?express, un pavé dans la mare des relations déjà tendues au sommet du football français. Voilà qui risque, maintenant que ses propos ont été repris dans son pays, de brouiller quelques cartes au moment où les représentants de clubs devront choisir entre Simonet et Escellettes.

Ci-contre l?intégralité de l?article paru hier sur le site web de L?Equipe.fr sous le titre ?Platini tâcle Simonet?.

<B>L?Equipe.fr

Platini tâcle Simonet</B>

Interrogé par le quotidien mauricien ?L?Express? ce lundi, Michel Platini a apporté son soutien à Jean-Pierre Escalettes pour l?élection à la présidence de la FFF, qui aura lieu samedi prochain.

L?ancien numéro 10 des Bleus profite du long entretien accordé à cette occasion pour revenir sur ses rapports avec Claude Simonet, président sortant, ?avec qui ce n?était pas forcément la grande idylle ces derniers temps?, reconnaît-il.

Fin 2004, Claude Simonet avait publiquement reproché à Michel Platini, vice-président de l?UEFA, de ne pas défendre avec suffisamment d?énergie les intérêts du football français devant l?instance européenne. ?Quand je défends le football français auprès de l?UEFA je me fais reprendre de volée parce qu?ils disent, justement, que je ne suis pas là pour ça !? objecte Platini. ?À un moment donné, je ne sais plus où me mettre?.

?J?ai eu trente voix?, relève-t-il aussi. ?Je ne suis donc pas le représentant de la France, mais des associations qui m?ont élu. Ce que je sais, c?est que je défends un certain type de formation, qui correspond peut-être au football français.?

Platini assure aussi qu?il ne prépare pas le terrain pour une candidature à la présidence de l?UEFA, comme l?a laissé entendre Claude Simonet . ?Il a occupé exactement la même place que moi au sein du comité exécutif de l?UEFA et il sait très bien qu?on n?est pas là pour défendre la France?, objecte le Lorrain.

Pour lui, ?le problème est qu?il (Simonet) pensait que j?allais le supporter pour un autre mandat. Et je ne l?ai pas fait. Parce qu?à 76 ans, il a fait son temps. Il faut qu?il passe la main.?

Apportant son soutien à Jean-Pierre Escalettes, Michel Platini estime qu?il ?a les capacités pour diriger le football français?. Le premier différend public entre Michel Platini et Claude Simonet est intervenu cet été, au moment de la désignation du successeur de Jacques Santini à la tête de la sélection. ?J?ai été complètement écarté de toutes les négociations. Beaucoup de personnes ont eu la possibilité de donner leur avis?, relève Platini.

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