Publicité

Quelque 400 T. de pierres bloquent des conduits d?eau

6 février 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Un autre éboulement se produit à proximité de la digue de la CWA à Pailles. Cette fois-ci, ce sont 400 tonnes de pierres qui dégringolent du ravin de la GRNO pour aller s?écraser sur les conduits transportant l?eau de ce réservoir aux filtres de Pailles. Ces conduits viennent d?être remplacés, à la suite d?un premier éboulement, causé par Hyacinthe (voir l?express du 28 janvier 2005). On n?écarte pas, à ce stade, l?utilisation de la dynamite pour venir à bout de cet amas de roches, empêchant le rétablissement d?une fourniture d?eau normale à Port-Louis. Il faudra aussi faire appel à l?hélicoptère pour transporter sur place des tuyaux de 27 pouces de diamètre. Ces tuyaux sont stockés à La Marie. Seul le ruisseau Jasmin est en mesure d?approvisionner quelque peu la station de filtrage de Pailles. La CWA fait le nécessaire pour que la station de Pierrefonds, directement reliée à Roches Bois, puisse alimenter aussi certains réservoirs de Port-Louis dont ceux de Monneron, Maupin, Diego-Garcia et Labourdonnais.

Une fois de plus, l?industrie sucrière vole au secours de l?île Maurice assoiffée. Mont-Désert-Alma met à la disposition de la CWA et de la cité de Port-Louis son réservoir situé à proximité du pont Colville-Deverell, Montagne Ory, et alimenté par la rivière Profonde,. D?autres établissements sucriers proposent à la CWA des tuyaux utilisés pour l?irrigation des champs de cannes et présentement inutilisés par eux dans une île Maurice aux nappes d?eau souterraine à fleur de peau. La presse gouvernementale s?en prend à la direction de la CWA qui laisse, au fond du ravin de GRNO, une quinzaine de travailleurs inactifs, faute de cadres et d?ingénieurs pour leur dire ce qu?ils doivent faire, alors que la population portlouisienne est au régime sec depuis une dizaine de jours avec toutes les conséquences que l?on devine. La presse ne peut que s?étonner du peu d?empressement de la CWA à mettre un terme à une pénurie d?eau potable et courante qui affecte de plus en plus sérieusement la population portlouisienne.

Il faut dire que le Parti travailliste est très occupé à rétablir sa vérité historique sur l?excision des Chagos du territoire mauricien par le gouvernement colonialiste anglais. Kher Jagatsingh tient le PMSD de Gaëtan Duval et de Jules Koenig pour les premiers responsables de ce triste épisode de l?histoire de Maurice. En s?opposant à l?Indépendance et en parvenant à rallier presque la moitié de la population à cette cause, ce parti a grandement affaibli la position du Parti travailliste lors des négociations avec la puissance colonialiste. Il rappelle que le PMSD ne s?est jamais opposé à l?excision des Chagos par le gouvernement britannique, Jules Koenig se contentant de trouver que la compensation offerte de Rs 3 millions était nettement insuffisante. Jagatsingh demande qu?on ne falsifie pas l?histoire en rendant Seewoosagur Ramgoolam le seul responsable du déracinement des Chagossiens. La division existant au sein de la délégation mauricienne, à Londres en 1965, fait qu?elle n?était plus en mesure de résister aux velléités d?excision de la puissance colonialiste de l?époque. Soutenant comme il peut Jagatsingh, James Burty David annonce un ?séisme intellectuel? pour faire décoller l?île Maurice de 1980. Le PTr compte organiser une compétition pour trouver un chant patriotique sur le rôle qu?il a joué dans l?émancipation des Mauriciens. Il veut que ce chant soit ?un cri de guerre qui fera le tour de Maurice !?

Quittons ces accents belliqueux pour reprendre souffle sur quelques faits d?actualités particulièrement anecdotiques. Un Twin Otter d?Air Mauritius est chargé de retrouver les deux pétroliers vagabonds dont on a perdu toute trace depuis le passage du cyclone Jacinthe (voir l?express du 2 février 1980). Ils ont été aperçus pour la dernière fois, le 30 janvier 1980, à 75 milles à l?est de Maurice. L?express raconte aussi l?histoire de ce voleur de chaîne haute fidélité arrêté et séquestré depuis plusieurs jours par la famille ainsi dépossédée de son bien. Le receleur veut bien restituer la chaîne hi-fi à condition qu?on lui rembourse la somme de Rs 2 000 payée à cet effet. Celle-ci est mystérieusement multipliée par deux car ce sont Rs 4 000 que les ravisseurs exigent de leur otage pour lui rendre la liberté.

Publicité