Publicité
Langage de mépris
Paul Bérenger n?était pas content du rendement de son ministre des Infrastructures publiques. On le savait ; il lui avait enlevé progressivement des dossiers majeurs. Il était quelque part obligé de tolérer ce membre influent du parti partenaire. On le savait aussi. On ne s?attendait pas qu?il évoque si tôt cette inefficacité. Passe encore. En revanche, il a dépassé la barrière de l?acceptable par ses attaques contre la personne même d?Anil Bachoo. Le Premier ministre n?a pas fait preuve du respect élémentaire que se doivent des adversaires politiques, un respect d?autant plus dû que cette personne a été un partenaire. C?est avec un mépris indigne qu?il a dit de Bachoo qu?il était « dépassé par certaines choses », « un peu limité sur le plan intellectuel et politique ». Le comité central n?aurait d?ailleurs pas apprécié. Quand il a évoqué la possibilité qu?il parle ouvertement de l?inefficacité de son ministre, une voix s?est élevée pour dire, avec une certaine ironie : « Trop tard, c?est déjà fait. »
Publicité
Publicité
Les plus récents