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« Maurice peut devenir le hub des conférences internationales »

25 décembre 2004, 20:00

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Votre agence organise sept importants salons en 2005. Cette activité semble connaître un essor à Maurice?

Nous venons de publier notre programme de salons pour l?année 2005. On a effectivement augmenté le nombre de salons. On veut que les professionnels et le grand public sachent quel est notre programme afin qu?ils puissent s?organiser en conséquence. Nous avons augmenté notre nombre de salons parce qu?il y a un fait majeur dans ce secteur : le nouveau centre d?exposition à Pailles, le Swami Vivekananda International Conference Centre.

Vous annoncez un nombre considérable de visiteurs pour ces salons. Le Mauricien s?intéresse-t-il autant à ces manifestations ?

Nous avons organisé le Salon du millénium qui a accueilli 120 000 personnes en 1999. On connaît nos chiffres de fréquentation et quand on avance un chiffre de 70 000 visiteurs, par exemple, pour le Salon de l?industrie mauricienne en mars prochain, c?est parce qu?il aura un côté sérieux mais aussi toutes les animations nécessaires : défilés, démonstrations ou dégustations qui feront que le public afflue. Car il pourra acheter aussi. Ce sera le 2e salon après l?ouverture du centre Vivekananda et cette nouveauté va, en elle-même, attirer du monde. Dans ce Salon de l?industrie mauricienne, c?est l?aspect salon que nous privilégions. Mais les gens aiment repartir avec un petit produit. La vente sera donc permise, mais ce n?est pas le but ultime du salon. Pour d?autres salons, ce sera le cas.

Vous avez choisi le centre de conférence de Pailles pour toutes vos manifestations. Qu?offre-t-il de si intéressant ?

On a là un outil vraiment extraordinaire avec lequel on peut travailler. C?est un véritable bijou. Ce fameux centre offre plus que ce qu?on aurait pensé avoir dans nos rêves à Maurice. Il est d?abord dans une zone de chalandise impeccable qui se trouve entre Port-Louis et Curepipe, au carrefour de tous les grands axes sur l?autoroute. Il se trouve dans le cadre du Domaine les Pailles qui est lui-même agréable et sympathique. Il y a aussi l?aspect technique qui est capital, sa sécurité, son parking. En termes de dimension, c?est impressionnant et tout à fait adapté à l?organisation de ces salons. Au niveau glamour et prestige, c?est certainement le plus beau centre des îles de l?océan Indien et il le restera pendant longtemps. Je le privilégie aussi parce que je sais qu?il impressionnera les exposants et les visiteurs.

Les bons et loyaux services des centres de Grand-Baie ou du Freeport of Mauritius (FOM) ne seront plus retenus ?

Chaque centre a ses avantages et ses inconvénients. Ce qui est merveilleux pour nous, organisateurs, c?est que nous disposons désormais d?un choix. Mais je compte bien travailler avec le FOM et le centre de Grand-Baie si l?occasion de présente. Ce dernier est beaucoup plus petit, mais il peut être totalement adapté à de petites manifestations haut de gamme. Nous aurons certainement des salons précis et très ciblés qui vont se tenir dans le centre de Grand-Baie. Au sujet du FOM, nous avons été très heureux de notre collaboration avec eux. Nous allons penser au FOM si nous organisons certains salons particuliers.

La taille et l?infrastructure du centre vous permettent-ils de penser à l?organisation de nouveaux types d?événements ?

Le programme actuel est un programme de salons et d?expositions pratiquement tous locaux. Mais cette infrastructure va permettre le développement de conférences internationales. Publi-Promo s?organise pour avoir une division « conférences internationales ». Nous n?allons pas nous intéresser à l?aspect concerts, d?autres le font déjà très bien, mais en revanche, on regarde du côté des conférences et salons internationaux.

On souhaite promouvoir le centre Swami Vivekananda sur le plan international afin d?y organiser de grandes conventions et expositions. Cela vous paraît-elle faisable ?

Si nous voulons aller dans cette direction, il va falloir mettre en place le plus vite possible un grand hôtel d?affaires à Pailles pour accueillir les visiteurs étrangers du centre de conférences. En ce moment, pour les conférences internationales, le centre de conférence présente des inconvénients: le trafic routier et l?éloignement avec les centres d?hébergement de l?île.

On a parlé de World Class Conference Centre à propos du centre de Pailles. Cette définition vous parait-elle juste ?

C?est définitivement un World Class Conference Centre. C?est un endroit qui offre toutes les facilités pour qu?une conférence internationale puisse s?y tenir.

L?idée de faire du pays une plaque tournante pour l?organisation de grandes manifestations internationales vous paraît-elle justifiée?

Le pays sera définitivement le hub des conférences dans l?océan Indien. Avec l?Afrique du Sud, ll sera également un hub en Afrique. Avec plus d?ambition, nous pourrons nous attaquer à une clientèle plus large et devenir un centre pour les conférences internationales. Mais il faut y mettre les moyens. On a déjà beaucoup d?atouts, c?est pour cela qu?on a toutes les raisons d?être optimistes. Le centre existe, les avions sont là, l?hébergement existe aussi. Mais le marketing n?a pas encore démarré. On peut toutefois réagir très vite. En l?espace de trois jours, si on a une volonté politique et nationale à travers la Mauritius Tourism Promotion Authority, on pourra déjà définir les grandes lignes de notre approche. Mais il faut savoir qu?il y a une bonne dizaine de gros hôtels du littoral qui s?organisent de manière solide pour des conférences internationales. Maurice propose des offres intéressantes. Mais l?organisation d?importantes conférences a d?autres intérêts. Ainsi la conférence des PEID va faire la promotion de Maurice et les retombées ne pourront pas être quantifiées immédiatement. Il y aura des délégués qui dépenseront dans les boutiques artisanales. On parlera aussi de Maurice dans les médias internationaux, ce qui aura d?autres retombées positives.

Comment procéder afin de faire connaître cette offre dans les pays étrangers ?

Le domaine des salons locaux est limité. Ce n?est pas avec cela que nous pourrons remplir le centre à l?année. À Maurice, les hôtels sont très bien organisés sur le plan initiative. Mais notre présence sur le marché Meeting Incentives Conferences and Exhibitions (Mice) est minime. C?est maintenant que l?office du tourisme est en train d?y accorder de l?attention. Les différents intervenants doivent se concerter pour être plus présents et développer le marché Mice. Le secteur touristique doit pleinement s?engager dans cet effort. Car il faut avoir l?accès aérien, les hôtels : deux choses indispensables. Je crois qu?on est néanmoins dans la bonne direction. Pour l?instant, en termes de conférences internationales dans la région, l?Afrique du Sud est un gros concurrent.

Quels sont ses atouts ?

Il est plus facile d?organiser des conférences là-bas, d?ailleurs je le fais. C?est moins coûteux et plus facile en termes d?accès pour les participants. Il y a toute une offre de shopping à côté que les gens aiment également. C?est notre gros concurrent. Il faut avoir une équipe solide de marketing et une vraie volonté nationale pour les concurrencer à l?international. Le marché existe, il s?agit de vendre Maurice comme base pour l?organisation de grandes conférences internationales. Il faut faire des offres et là, c?est tout le pays qui joue le jeu. Quand l?Afrique du Sud veut accueillir la Coupe du monde, c?est tout le pays qui doit vendre cette idée. Pour les conférences, c?est la même chose.

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