Publicité
Maldini, le Milan AC en héritage
En janvier 1985, le tout jeune Paolo Maldini découvrait la pelouse de San Siro contre l'Udinese. Sa vie changeait pour toujours. Seulement trois ans après avoir commencé à jouer avec des légendes comme Franco Baresi au Milan AC, le jeune prodige revêtait déjà le maillot de l'Italie qu'il a porté fièrement à 126 reprises, un record.
Fils de Cesare, une autre légende milanaise, le défenseur fut le plus jeune joueur a évoluer au Milan. Il a maintenant 36 ans. «A seulement 16 ans, je jouais déjà en équipe première», se rappelle-t-il. «Tout est allé si vite que je n'ai même pas eu le temps de me rendre compte de ce qui m'arrivait.»
Atteindre le sommet est une chose, mais comment «il Capitano» a-t-il pu s'y maintenir si longtemps ? «C'est un ensemble de choses», explique-t-il. «Je suis né à Milan. Et pour un Milanais jouer pour Milan est extraordinaire. J'ai dû prouver que je n'étais pas là seulement à cause de mon nom de famille.»
La même passion
Les hauts et les bas de sa carrière sont bien connus de tous : nombreux trophées européens et Scudettos, mais défaite aux tirs au but en finale de la Coupe du monde de la FIFA et au but en or au Championnat d'Europe de l'UEFA 2000.
On se souvient des larmes de Baresi, après la défaite de l'Italie lors de la finale de Coupe du monde 1994 face au Brésil, alors que Maldini était resté impassible. «Mon caractère me permet en quelque sorte de contrôler plus facilement de telles déceptions», confie-t-il. «Quand je sais que j'ai tout donné, je peux me plaindre du résultat mais pas du fait que j'aurais pu mieux faire.»
Ni le triomphe ni le désastre ne semblent affecter l'appétit de Maldini pour le jeu ou le travail. «Après 20 ans avec Milan, il a toujours la même passion», constate son coéquipier milanais, Gennaro Gattuso.
Nostalgie de l’attaque
«Moi, je l'envie», ajoute-t-il. «Parfois, on ne veut pas aller s'entraîner, on ne se sent pas bien. On a envie de s'inventer une maladie ou une petite blessure. Mais Paolo ? Non, jamais. C'est un vrai leader, il ne hausse pas la voix et ne crie sur personne. Même en dehors du terrain, c'est un gars qui ne s'énerve jamais.»
Le calme total de Maldini s'étend jusqu'à sa vie privée. La principale raison est qu'il ne ramène pas son travail à la maison. «Une fois que l'entraînement est terminé, que le match est fini, je pense à ma famille, à mes propres affaires», explique-t-il. «C'est une façon de rendre les choses plus durables. A mon avis si on rentre chez soi en continuant à penser au football, on se fatigue plus rapidement.»
Jamais Maldini ne s'est plaint de son métier. «Nous sommes vraiment choyés», dit-il en parlant de son club milanais. «Ils font tout pour qu'on se sente bien. Ici, tous nos soucis s'arrêtent aux portes du club. C'est la meilleure façon d'obtenir le meilleur de nous.»
Le seul regret, minime, de Maldini est d'avoir renoncé à son poste initial d'attaquant. «J'ai commencé comme attaquant droit», raconte-t-il. «Mais honnêtement, coment pourrais-je être déçu par ma carrière... Ce serait absurde.»
Publicité
Publicité
Les plus récents