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Peste : douze morts à Miarinarivo

25 novembre 2004, 00:00

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“ A Miarinarivo, 12 personnes sont mortes de la peste sur 39 cas enregistrés depuis janvier jusqu’au 16 novembre 2004”, déclare le docteur Randriambelosoa Jean, Chef de service de la lutte contre la peste. Qualifié de “faritany” le plus favorable à la peste, Antananarivo regroupe 18 districts des plus sensibles. 159 cas y ont été déjà confirmés et au total 25 personnes en sont mortes depuis le début de l’année, dont 12 à Miarinarivo et 7 à Ambohidratrimo. La situation risque d’empirer durant cette saison des pluies, propice à la propagation de cette maladie.

Selon le médecin chef “la plupart des contagions sont dues à l’exhumation des morts”, pratique traditionnelle courante dans le fivondronana de Miarinarivo. Des personnes victimes de la maladie sont enterrées dans les tombes familiales sans aucune précaution. “ Par ailleurs, les complications résultent de la non-consultation de médecins spécialistes et surtout de l’attachement à la médecine traditionnelle des Dadarabe”, a-t-il affirmé.“La peste pulmonaire constitue la majorité des cas de la maladie à Miarinarivo”, a remarqué le docteur. En moins de trois heures, elle peut provoquer la mort, si aucun traitement n’est fait. La maladie se manifeste par une fièvre continue et une température supérieure à 39°, le malade tousse et crache du sang, il devient faible.

Le ministère et le service de la lutte contre la peste ont pris par conséquent les mesures adéquates, comme la désinfection des lieux et la distribution de médicaments ainsi que la vaccination. “Ce ne sont que des interventions complémentaires”, a déclaré le médecin chef. “La seule stratégie de lutte contre la peste est le respect de la propreté, la saleté étant le premier facteur de toutes les maladies infectieuses et contagieuses des pays sous-développés”, a-t-il ajouté. Ré-cemment, Christian Demeure de l’unité Yersinia de l’Institut Pasteur de Paris, a publié une communication scientifique selon laquelle un autre vaccin a été trouvé.

“La mise en quarantaine des personnes infectées n’est plus une solution dans la lutte contre la peste”, a affirmé Dr Randriambelosoa Jean. “ Une lutte contre les rats et les puces, mais surtout contre la saleté par le nettoyage des buissons serait plus appropriée”.

La semaine dernière à Totohazo, fivondronana d’Ankazobe, des rumeurs ont circulé sur l’existence de la peste, et tout récemment aussi à Ampanotokana, fivondronana d’ Ambohidratrimo. Mais le chef de service a opposé un démenti. Une confirmation d’un cas de la maladie se fait en trois étapes : tout d’abord un test effectué par les médecins et la clinique locaux, la positivité de ce cas s’appelle soupçon de peste.

Ensuite, on passe au test de la bandelette, s’il s’avère encore positif, le test continue par le prélèvement fait par l’Institut Pasteur de Madagascar. Ce dernier confirme ou non le cas de peste.

<I>L’express de Madagascar</I>

DANS LA PRESSE MALGACHE

<B> Millenium challenge account. Aide au développement.</B> Encore une bonne nouvelle pour le gouvernement. Madagascar est éligible à l’année fiscale 2005 du Millenium Challenge Account (MCA) au moment où le président directeur général du Millenium Challenge Corporation, Paul Applegarth, visite le pays.

“C’est un signe pour l’obtention d’une aide financière du MCA”, fait remarquer un fonctionnaire du ministère de l’Economie, des Finances et du Budget. Le dossier pour 2004, axé sur le développement rural, est validé au Palais d’Etat d’Iavoloha sous le thème : Passer de l’économie de subsistance à l’économie de marché dans le monde rural. Tout un programme.

<B>Pénurie. Le riz s’échange contre le letchi à Toamasina. </B>Des responsables de l’administration provinciale s’inquiètent de la pénurie de riz dans le grand port et surtout du drame vécu dans les zones périphériques. Pendant cette campagne de letchis, les paysans refusent dans certaines localités, de livrer leurs fruits sans du riz à acheter ou à troquer. Des fonctionnaires qui ont requis l’anonymat, font état de quelque huit mille tonnes dans les magasins du port et s’étonnent qu’elles ne soient pas livrées à la consommation dans une zone aussi sensible que Toamasina et sa province. La suspension de la campagne de letchis n’a pas arrangé les choses, mais les paysans ont compris que pour l’instant, les fruits des régions intérieures ne sont pas encore arrivés à maturité et étaient “invendables”.

Le vice-président de la province, Ndalana Thomas, a expliqué la mesure de suspension de la collecte par la nécessité d’arrêter la détérioration de la qualité du letchi malgache sur le marché international. La floraison a débuté vers le mois de juillet. Avec les précipitations requises, il aurait fallu 4 mois et demi pour du letchi à point.

Les autorités ont tablé sur le 15 novembre pour l’ouverture de la campagne. Mais on a constaté que les fruits qui se trouvent sur des terrains alluvionnaires des côtes ont mûri plus vite que ceux de l’intérieur comme dans les montagnes de Vavatenina ou d’Antanambao Manampotsy. Ces produits ne sont pas encore arrivés à maturité. C’est pour préserver la qualité que la suspension des collectes a été décidée jusqu’au 25 novembre. Le vice-président assure que cette mesure n’aura pas d’impact sur les 16 000 palettes prévues pour l’exportation cette année.

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