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Agoa : l?extension de la dérogation ?third country fabric? déjà à l?agenda
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Agoa : l?extension de la dérogation ?third country fabric? déjà à l?agenda
Même pas le temps de dire ouf et de savourer la victoire. Les autorités ont déjà l?esprit tourné vers l?avenir. A peine Maurice a-t-elle obtenu la dérogation lui permettant d?importer du fil et du tissu sous l?Africa Growth and Opportunity Act qu?elle doit déjà songer à se remettre au travail pour obtenir l?extension de cette dérogation l?année prochaine.
Le système législatif américain est si complexe et le nombre de gens à convaincre si élevé qu?il est préferable de se lancer tout de suite dans cette nouvelle campagne. Tel a été le principal message de l?ambassadeur américain, John Price, et du ministre des Affaires étrangères et du Commerce international, Jayen Cuttaree, lors d?un point de presse conjoint hier.
Le ministre Cuttaree qui se trouve actuellement à Ouagadougou pour la conférence de la francophonie a participé à ce point de presse par téléconférence.
La dérogation d?une année obtenue ne suffira peut-être pas à l?industrie textile-habillement du pays pour se restructurer. C?est pour cela qu?il sera nécessaire de se battre pour une extension. En tout état de cause toutefois, l?extension maximale que Maurice pourra obtenir ne dépassera pas 2007, a prévenu Jayen Cuttaree.
?Nous allons nous battre pour une extension dès maintenant mais il est crucial que l?industrie comprenne que si nous l?obtenons ce ne sera qu?un répit. Si le textile-habillement veut survivre, elle doit s?adapter et se restructurer. Les préférences commerciales ne sont pas éternelles?, a declaré le ministre.
?Pour se réinventer?
Abondant dans le même sens, John Price précise qu??il n?a jamais été notre intention d?accorder la dérogation sous le third country fabric de manière permanente. Les industriels doivent utiliser ce delai pour se réinventer?, dit-il.
Jayen Cuttaree déplore au passage que de nombreux industriels n?aient rien entrepris pour se préparer à l?abolition des quotas qui a pourtant été annoncée depuis dix ans déjà. ?Si nous obtenons encore un répit de deux à trois ans, il ne faudra pas croire que c?est le prolongement des vacances?, ajoute Jayen Cuttaree.
Pour le ministre, le salut de l?industrie textile et de la confection passe inéluctablement par l?intégration verticale et l?investissement dans des filatures principalement. Lorsque la période de dérogation prendra fin, si l?industrie peut s?approvisionner localement en fil, elle pourra toujours obtenir un accès en hors taxes sur le marché américain. Elle continuera à jouir d?un avantage de 17 % en termes de droits de douane. L?industrie disposera aussi de l?avantage de la flexibilité pour être plus réactive par rapport aux tendances de la mode.
En attendant, l?obtention de la dérogation d?une année devrait relancer les exportations de vêtements sur le marché américain qui étaient en baisse. Une hausse des exportations grâce à la dérogaton sera le meilleur argument pour convaincre le Congrès combien cela nous est utile et justifiera une extension, soutient Jayen Cuttaree.
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