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Le Cam sort vainqueur de la deuxième semaine

22 novembre 2004, 00:00

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Jean Le Cam (Bonduelle), toujours en tête du Vendée Globe, la course autour du monde à la voile en monocoque en solitaire, sans escale et sans assistance, au pointage d’hier, est sorti grand vainqueur de la deuxième semaine de navigation.

Vincent Riou (PRB) essentiellement et Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec) fugacement ont occupé la première place durant la première semaine, jusqu’à ce que Jean Le Cam ne vienne l’occuper, lors du septième jour de mer. Seulement, il s’agissait de positions stratégiques en vue du passage du pot au noir et il convenait de voir comment cette difficulté majeure serait absorbée par les bateaux de tête, d’autant que l’Anglais Mike Golding (Ecover) très à l’Ouest, pouvait fort bien coiffer tout le monde à la sortie au moment de retrouver l’alizé de l’hémisphère Sud.

Finalement ce vent a livré son verdict et c’est Jean Le Cam qui a été le plus habile en tactique et en météo. Cela se sent au moment où la tête de la flotte, encore dans la zone du tropique du Capricorne, s’apprête à ressortir dans les prochains jours les cirés et les bottes.

Nouveaux et anciens

Une fois lancés dans les quarantièmes rugissants, les qualités de vitesse des nouveaux bateaux, Bonduelle, Sill et Veolia de Roland Jourdain, Ecover et Virbac-Paprec pourront s’exprimer.

Reste à savoir si les anciens monocoques que sont PRB, VMI, Hugo Boss, très bien placés car leurs skippeurs ont été très forts, arriveront à suivre la cadence qui ne manquera pas d’être infernale.

“Dans une semaine, nous serons dans les 40èmes, a dit Vincent Riou lors d’une liaison satellitaire. Finalement, il n’y a pas tant d’écarts que cela avec les nouveaux bateaux. Si Jean Le Cam est devant, c’est parce qu’il a bien navigué, ce n’est pas parce qu’il va plus vite. Ça me donne le moral. Je pense qu’il y a plus à gagner sur la manière d’utiliser le bateau et sur les trajectoires que sur le potentiel réel de nos monocoques. Il va juste falloir être raisonnable, ne pas trop attaquer et ne pas aller trop dans le mauvais temps. La course changera quand nous entrerons dans le Sud. Là-bas, la place du marin est beaucoup plus importante.”

“Ça fait un moment qu’on s’y prépare, a dit de son côté Jean Le Cam. On s’y prépare. On range à bord. Ca nous préoccupe. Je préfère être devant que derrière. Je trouve que ces bateaux là sont super. Mon bilan personnel ? Il est moyen. Globalement avec le bateau c’est pas mal...”

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