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Barça, Barça, Barça !

22 novembre 2004, 00:00

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La clameur descend des travées du Camp Nou. Enorme, phénoménale et amplifiée à chaque réalisation... Difficile de ne pas s’enflammer dans un tel contexte. Une fois les joueurs réunis au centre du terrain, les applaudissements fusent, l’hymne du club est repris comme un seul homme par les

98 000 spectateurs présents avec évidemment un Barça, Barça, Baaaaarça qui prend tout son sens après cette correction. Tout au long de la rencontre, samedi, les Catalans se sont régalés.

Bien évidemment, ils n’avaient pas besoin d’être aidés de la sorte en début de rencontre. Roberto Carlos pense assurer le coup en protégeant son ballon pour Iker Casillas. Une sombre plaisanterie pour un Samuel Eto’o d’une invraisemblable rapidité. Les deux Madrilènes se regardent désolés, déçus, abattus... Pour les autres Madrilènes, la pilule est dure à avaler. Mais imaginer un seul instant que cette équipe de Barcelone peut se suffire de ce coup du sort serait indigne.

Le calvaire des Merengues

Avec un entraîneur tel que Frank Rijkaard, c’est tout simplement impossible. Le Néerlandais avait prévenu avant la rencontre, son équipe monopoliserait la balle en milieu de terrain et gagnerait avec panache. Et avec des Ronaldinho, Eto’o, Xavi, Deco pour allier les gestes à la parole, le football devient une véritable symphonie, un récital. On a longtemps parlé des Galactiques madrilènes, ce soir, ils n’ont pas eu droit de cité. Ni Zizou, ni Ronaldo, ni Beckham, ni Figo et encore moins Raul, symbole fantomatique de ce Real qui doute.

Facile à dire quand le spectacle est de cette qualité. On dit souvent qu’il faut deux équipes pour faire un bon match. Cette fois-ci, cet adage n’est pas si évident à défendre. Il y a bien eu une ou deux actions chaudes comme cette frappe de Zidane qui est venue lécher le poteau de Valdes ou encore cette tête de Owen hors cadre alors que l’attaquant anglais était seul au six mètres. Pour le reste, il fallait regarder de l’autre côté du stade. Car comme bien souvent Iker Casillas a eu énormément de travail.

Van Bronckhorst lance Ronaldinho qui glisse à Deco lequel rend le cuir au Néerlandais qui trompe le portier madrilène pour le deuxième but de la rencontre. Rien à redire à cette action. D’autant que Deco et Ronaldinho se font plaisir sur le terrain. Talonnades, ballons dans l’espace, accélérations, ça fait mal. Les défenseurs ont vécu un calvaire, les milieux aussi... Pour clore le spectacle, Speedy Eto’o met le turbo, il élimine ses adversaires un à un, Samuel et Guti sont les derniers et la faute, dans la surface, est évidente. Ronaldinho s’avance, il frappe, Casillas part du bon côté, il se détend bien mais il n’y avait rien à faire.

Une folie indescriptible

Les Merengues tremblent à chaque accélération. Le cœur n’y est plus vraiment. Il faut faire bonne figure et stopper l’hémorragie dans un dernier quart d’heure qui s’annonçait dangereux. Celades, le Catalan entre, sous les sifflets avec le maillot du Real. Ce n’est rien à côté du traitement de faveur réservé à Figo mais tout de même, ça chamboule. Le milieu de terrain tiendra tout de même son rang en cette fin de rencontre.

Le coup de sifflet final retentit dans une folie indescriptible. Les joueurs, sereins comme rarement après un Clasico, se congratulent. Ronaldinho tombe dans les bras de Ronaldo. Eto’o, un ancien de la Maison Blanche, est félicité par ses anciens coéquipiers. Point d’animosité ni de tête de veau à l’horizon. Avec une telle classe d’écart, difficile de faire autrement pour le Real que de s’incliner.

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