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Ramgoolam : ?Tout n?est pas possible en politique?

22 novembre 2004, 00:00

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Serein, souriant, calme, et ferme à la fois. Le leader du Parti travailliste (PTr), Navin Ramgoolam, a réaffirmé ses convictions à l?approche des élections générales. Il n?est pas question de compromis pour être au pouvoir, a-t-il précisé lors d?un point de presse, samedi.

Le leader de l?opposition a déclaré que son éventuel retour au pouvoir ne se fera pas sans ?les principes?. Comme lors des législatives de septembre 2000, au cours desquelles il a préféré des élections ?claires et nettes?, au détriment d?une alliance gagnante avec le Mouvement militant mauricien. ?Tout n?est pas possible en politique. Jugez la personne sur ses actes?, a insisté Navin Ramgoolam.

Il a fait comprendre qu?à l?heure actuelle, la question de contracter une alliance avec un autre parti ne se pose pas. Le fait qu?il soit en compagnie de Paul Bérenger en Afrique-du-Sud ou à côté de Pravind Jugnauth dans une fonction ne peut être interprété comme un rapprochement.

En septembre 2000, a-t-il rappelé, cinq partis s?étaient associés pour le bouter hors du pouvoir. Or, avec le retrait des Verts-Fraternels et du Mouvement républicain, il n?en reste que trois. ?Nous verrons à qui sera le tour d?être humilié?, a-t-il lancé en faisant référence à la nomination prochaine du ministre de la Pêche pour remplacer Sylvio Michel.

Sur le plan politique, Navin Ramgoolam a exprimé son admiration pour ce dernier, leader des Verts, dans la mesure où c?est une personne attachée à ses principes et non à un strapontin ministériel. Non sans avoir rappelé que la question de compenser les descendants d?esclaves et immigrants indiens a été à l?ordre du jour au cours de son mandat.

Le leader de l?opposition est revenu sur un thème de sa campagne. ?Le PTr est pour le secteur privé. Nous voulons qu?il soit élargi.? Il a ajouté : ?Personne au PTr n?est contre l?enrichissement d?un individu.? Le but, quand il évoque ?le gros capital?, est de briser les monopoles.

Abordant la polémique au sujet de la fraude et corruption, Navin Ramgoolam a d?emblée souligné: ?Paul Bérenger est toujours dans un denial mood. Il maintient que tout est pour le mieux, alors que les experts affirment le contraire. Il est évident que le niveau de corruption se détériore.?

Pour étayer ses dires, le leader de l?opposition a énuméré le classement du pays par Transparency International au fil des années. Maurice est passée de la 33e à la 54e place. La méthodologie utilisée pour déterminer l?indice de la corruption, selon Navin Ramgoolam, ?est acceptée à travers le monde?.

De retour du congrès de l?Internationale socialiste, à Johannesburg, auquel participait également le Premier ministre, Paul Bérenger, Navin Ramgoolam a qualifié l?événement de ?franc succès?. Les deux leaders, a-t-il indiqué, ont abondé dans le même sens pour permettre l?entrée de pays tels l?Inde au conseil de sécurité des Nations unies.

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