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Bhagwan fait la chasse au plastique non conforme
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Bhagwan fait la chasse au plastique non conforme
Les producteurs de sacs plastiques croyaient être plus malins en outrepassant les règlements sur la biodégradabilité des sacs plastiques en douce. Résultat, le ministère de l?Environnement sert l?étau.
L?irritation de Rajesh Bhagwan, ministre de l?Environnement, date de la semaine dernière. Après avoir eu les résultats d?analyses de 24 échantillons pris par la police de l?environnement dans onze usines, il a pu constater que dix d?entre eux étaient non-conformes à la loi. Dix-neuf échantillons ne respectaient pas la Environment Protection (Plastic Bags) Regulations.
S?ils avaient l?épaisseur requise (20 microns), les échantillons n?étaient pas biodégradables. ?Nou kone ki ena ki deklar pli malin ki so kamouad?, devait déclarer le ministre lors d?une conférence de presse hier.
Le ministère reconnaîtrait-il implicitement qu?il n?est pas arrivé à appliquer ses propres normes ? Les règlements, en vigueur depuis le 24 janvier dernier, n?auraient pas été respectés. Alors que ceux dont les sacs plastiques n?étaient pas biodégradables ont été verbalisés et ont eu droit à un avertissement.
Dorénavant, chaque producteur sera obligé de fournir un rapport mensuel sur les matières premières et les additifs utilisés durant le mois écoulé. Les dix usines prises en flagrant délit feront l?objet de visites surprises régulières et paieront chaque analyse d?échantillons faite par la Mauritius Standards Bureau. Le contrôle au niveau de la douane pour empêcher toute importation de sacs plastiques non-conformes sera également renforcé.
Les règlements seront également amendés pour introduire un système de labelling pour permettre de retracer les producteurs qui vendent des sacs plastiques non-conformes et pour permettre que les tests puissent constituer des preuves devant les tribunaux.
Les bouteilles en plastique sont un autre souci du ministre. Le système de collecte n?est pas satisfaisant. Les chiffres sont édifiants. Pour le mois de septembre, la méthode mise en place par l?association des embouteilleurs a permis de ramasser 1,3 tonnes de bouteilles en plastique. Ceux qui ramassent des bouteilles de manière informelle pour les revendre ont collecté 8,3 tonnes, ce qui représente 180 000 bouteilles. Par an, le Mauricien jette plus de 65 millions de bouteilles dans la nature. La majorité n?est pas collectée.
Si les embouteilleurs et les producteurs de sacs plastique sont réprimandés, le ministre ?blâme la population? et l?exhorte à ne pas jeter ses ordures n?importe où.
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