Publicité
B.P. 247
?Pettiness? tu parles !
Parcourant le supplément en anglais de votre journal du 26 octobre, j?ai été outré de lire un article d?opinion signé Deepa Bhookhun, tentant de faire la leçon aux organisateurs de la cérémonie de dévoilement d?un buste de feu Sir Veerasamy Ringadoo à la Place d?Armes. Le ministère des Arts et de la Culture ayant organisé la cérémonie, c?est le gouvernement que vise le coup de patte de cette journaliste qui affiche ouvertement sa couleur politique et sa partisanerie flagrante, bien que travaillant pour un journal qui se clame objectif et indépendant.
Elle se sent offusquée parce que Navin Ramgoolam n?a pas pris la parole à cette cérémonie. Pour elle, c?est du ?pettiness?, accusant ainsi le ministère des Arts et de la Culture de petitesse d?esprit. Elle a intérêt à aller parcourir les éditions de son propre journal, entre décembre 1995 et septembre 2000, et elle comprendra ce que ?pettiness? veut réellement dire dans le vocabulaire du leader du Parti travailliste dont les vibrations semblent tellement l?émouvoir.
La population se rappelle encore cette photo de Paul Bérenger, assis entre deux tuyaux lors d?une cérémonie officielle à l?aéroport, à l?occasion de la visite d?un chef d?Etat étranger. Le gouvernement d?alors avait ainsi tenu à humilier bassement Paul Bérenger, sans oublier qu?il était systématiquement privé de parole et faisait l?objet de black-out à la MBC/TV. Deepa Bhookhun n?était évidemment pas là pour parler de ?pettiness?.
Quant à Sir Anerood Jugnauth, les vétérans journalistes de l?express sont au courant du traitement cavalier et humiliant dont il a été victime pendant les quatre ans de règne de Navin Ramgoolam. Sur des instructions fermes venues d?en haut, SAJ n?était pas invité à des fonctions et dans les rares occasions où il l?a été, on lui réservait un siège dans la dernière rangée, comme pour bien lui faire subir la loi du chef tout-puissant. SAJ avait complètement disparu des écrans de la télévision nationale. Son nom avait été enlevé de certaines infrastructures publiques. Tout était machiavéliquement orchestré pour faire oublier SAJ ainsi que ses réalisations hors pair. N?y avait-il pas de ?pettiness? à cette époque ?
Deepa Bhookhun doit savoir que le présent gouvernement se fait un devoir d?inviter le leader de l?opposition à des fonctions officielles. Il est traité comme il se doit, avec tous les honneurs dus à sa fonction constitutionnelle. Il n?y a aucune tentative de l?humilier ou de le boycotter. Il passe à la télévision plus souvent qu?un ministre et parfois plus souvent que le Premier ministre lui-même. Est-ce du ?pettiness?, mademoiselle Bhookhun ?
Yudistir JUGGOO
Notre réponse :
La vérité, peu importe la couleur?
La réaction de Yudistir Juggoo parle d?elle-même. Ou bien il choisit délibérément de ne pas comprendre l?esprit dans lequel l?opinion est écrite ou alors sa compréhension des termes ?greatness? (grandeur) et ?pettiness? (étroitesse d?esprit) est limitée.
?Pettiness? et ?greatness? sont deux mots universels qui ne se limitent pas aux partis et aux leaders politiques. Il n?est pas question de prendre parti, M. Juggoo, il est plutôt question de s?élever au-dessus de la politique partisane et de l?étroitesse d?esprit precisément. ?Pour certains hommes, la grandeur est de naissance et, pour d?autres, elle leur est imposée.? Peut-être que d?autres devraient s?acharner à l?atteindre et ne pas se contenter de voir tout en termes d?allégeance à tel ou tel parti politique. Par pitié ! Il y a des choses plus importantes dans la vie. Telles que les valeurs et les principes et surtout le devoir de vérité. Peu importe la couleur?
Publicité
Publicité
Les plus récents