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L’accord de libre-échange avec l’Inde en question
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L’accord de libre-échange avec l’Inde en question
Les relations commerciales entre Maurice et l’Inde s’assombrissent-elles ? Rejetant la proposition mauricienne pour un accord de libre-échange, la partie indienne prône un Preferential Trade Agreement. Ce changement d’attitude est relayé par le sérieux journal Economic Times sur son site Internet.
Or, les deux pays ont signé, la semaine dernière, un accord de coopération économique et commerciale, dont la finalité est l’établissement d’une zone de libre-échange. Le ministre des Affaires étrangères et du commerce international, Jayen Cuttaree, a été le signataire représentant Maurice. Cependant, les deux parties doivent encore négocier les modalités et le calendrier pour sa création.
L’article explique les raisons ayant motivé les décideurs à modifier l’accord. Tout de go, Economic Times met en exergue le manque à gagner pour l’Inde. Un tel accord permettrait à des pays tiers d’accéder au marché indien à travers Maurice. Ce faisant, ces exportateurs éviteraient les taxes.
Il est question du faible flux commercial entre les deux pays, dans la mesure où l’Inde ne pourra augmenter ses exportations vers Maurice. Citant des officiels indiens, Economic Times met en avant le risque de déviation du commerce au profit d’autres pays, d’autant plus que l’Inde est un marché conséquent, à croissance rapide.
Cette proposition indienne a été formulée, d’après Economic Times, lors de la dernière réunion indo-mauricienne sur l’éventuelle comprehensive economic co-operation and partnership Agreement, à Port-Louis. Le quotidien en ligne va plus loin en indiquant que c’est la “déception” dans le camp mauricien.
Au haut-commissariat indien, on accorde peu de crédit à cet article. “Ces sources citées du ministère du Commerce sont non confirmées. Ce que dit la presse indienne n’est pas à prendre comme la stricte vérité”, commente un diplomate. Au cas où il aurait eu une déclaration officielle, le haut-commissariat aurait certainement réagi.
Vu la puissance industrielle et économique de l’Inde, l’ouverture des marchés, selon l’accord signé récemment se ferait de manière asymétrique. Et le pays devra établir une liste de produits sensibles à protéger.
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