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Domenech fait sa loi

16 novembre 2004, 00:00

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Pires ne retrouvera pas Squillaci à Clairefontaine lundi. Raymond Domenech était attendu au tournant. Une dizaine de jours après le “coming-out” surprenant et cinglant de Robert Pires dans France Football – interview dans laquelle le Gunner reprochait notamment au sélectionneur de le mettre mal à l’aise – le nouveau boss des Bleus trouvait, à l’occasion de la divulgation de la liste des 19 qui affronteront la Pologne le 17 novembre prochain, un moyen de répondre indirectement à l’ancien Marseillais. Ce que l’ancien sélectionneur des Espoirs n’avait pas encore souhaité faire auparavant.

<B>Toujours pas d’Anelka</B>

Et la réponse de Domenech à son joueur est tout aussi sévère. Pour la première fois depuis sa prise de fonction, au lendemain de l’échec des Bleus à l’Euro 2004, l’ancien sélectionneur des Espoirs a oublié de sa liste Robert Pires. Une décision pas franchement étonnante.

D’abord, parce que depuis l’arrivée de Domenech à la tête des Bleus, le Gunner n’a jamais été transcendant. Surtout, parce que le protégé d’Arsène Wenger, qui n’est plus titularisé aussi régulièrement cette saison avec Arsenal, n’est pas au mieux depuis la reprise de la Premier League.

Reste à savoir si cette mise à l’écart est passagère ? Oui, aura tendance à répondre Raymond Domenech. “Je ne lui en veux absolument pas”, précise-t-il concernant les déclarations faites par Pires à la presse. “Chacun a le droit de s’exprimer.”

Pour étayer son propos, le sélectionneur s’est étendu sur l’état de forme du Londonien et sur la présence de joueurs coincés à la porte de l’équipe de France depuis un moment déjà.

Trop peu pour nous faire croire que l’affaire Pires n’a pas joué dans cette décision. Car s’il manie désormais la langue de bois avec aisance – “Je me rends compte que les mots sont importants, ils ont un poids que je n’imaginais pas si fort. Je pensais que les idées étaient plus importantes que les mots.

Du coup, je réfléchis beaucoup plus pour ne pas me laisser embarquer”, soulignait-il à l’heure de faire son bilan, trois mois, après sa nomination. Cette décision semble être une nouvelle étape dans une politique de renouvellement de l’équipe et d’assainissement du vestiaire. Le remplacement de Pires par Daniel Moreira à Chypre, n’était-il pas un premier signe ?

Des signes, Nicolas Anelka ne doit plus en chercher depuis longtemps. Le Mancunien est certes de nouveau sélectionnable depuis ses excuses faites à la patrie du football français et avant tout depuis l’arrivée de Raymond Domenech sur le banc de l’équipe de France.

Mais force est de constater que l’ancien Parisien est déjà un jeune retraité international. Le sélectionneur a beau répété à l’envi qu’il observe le “bad boy” du football français et qu’il connaît déjà ses qualités, Anelka ne voit toujours rien venir. Les blessures de Trezeguet et de Cissé, l’attaquant qui se rapproche le plus du profil d’Anelka, n’ont rien changé. Sans rien dire, le sélectionneur a tranché.

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