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Tonique ce Tour !
Et si on passait à autre chose? Après six ans d'un règne sans partage de Lance Armstrong, le Tour de France 2005, dont le tracé a été dévoilé jeudi, propose un parcours à rebondissements avec une forte densité de difficultés.
Du départ à Noirmoutier, sous la forme d'un contre-la-montre de 19 km, à l'arrivée traditionnelle sur les Champs-Elysées, les coureurs devront escalader 21 cols, rejoindre trois arrivées en altitude pour un total de plus de 3500 kilomètres. Reste à savoir si le principal favori sera au départ...
« Aucune décision n'a encore été prise. J'étais avec Lance ces derniers jours et lui-même ne sait pas. Il veut d'abord se mettre dans l'ambiance de la saison, voir comment il se sent et ensuite, il décidera. Il s'est motivé pour gagner le Tour six fois de suite, pas forcément pour un nouveau défi », souligne Johan Bruyneel, le directeur sportif de l?US Postal.
Après une première semaine réservée aux sprinters, le peloton abordera les Alpes le 12 juillet. Il faudra franchir entre autres la Madeleine, le Télégraphe puis le Galibier, l?Izoard.
Une seule étape de transition est prévue avant d'arriver au pied des Pyrénées et une arrivée au sommet du Plateau de Bonascre, la veille de l'étape-reine, entre Lézat-sur-Lèze et Saint-Lary-Soulan, marquée par six cols, le Portet d'Aspet, le col de Menté, le Portillon, Peyresourde, le col de Val Louron-Azet pour conclure par l'escalade du Pla-d'Adet !
Le plus sera alors sans doute passé mais il restera de nombreuses occasions à saisir pour les audacieux, dans le Massif Central, vers Revel ou vers Mende le lendemain, où Laurent Jalabert avait accompli un de ses plus beaux exploits en 1995. Paris ne sera plus très loin mais il faudra d'abord faire un détour par Saint-Etienne où un exigeant chrono de 55 kilomètres confortera la hiérarchie, à moins qu'il ne la bouleverse...
Ce Tour 2005 sera compliqué et exigeant. Les observateurs ne s'y trompent pas, comme Christophe Moreau : « Il n'y a pas d'étape de plaine à proprement parler. Je ne vois que des étapes difficiles et il faudra dépenser beaucoup d'énergie pour contrôler la course ». Même son de cloche pour Jean-René Bernaudeau qui juge ce parcours « difficile, surtout pour l'équipe qui subira le maillot ». Le Vendéen, optimiste, espère tirer son épingle du jeu et pourquoi pas dès la deuxième étape qui s'achèvera aux Essarts, à deux pas du siège de son équipe, la future Bouygues Telecom.
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