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Les Beach Boys les soldats du hip-hop
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Les Beach Boys les soldats du hip-hop
Pirouettes, saltos, hypervitesse, boîte carrée, moulin à vent, crapaud? Ce drôle de vocabulaire n'est autre que la technique des figures de danse hip-hop que réalisent avec brio les membres du groupe Beach Boys.
On les retrouve, au bord de l'eau, exécutant de figures superbes, d'équilibre, de sauts périlleux. Puis, enchaînant les saltos arrière tout le long de la plage. Puis ils disparaissent pour réapparaître à la verticale, courant contre un mur avant de s'envoler en pirouette.
«On fait tout, on est des malades», crie l'un d'eux pendant un saut. Pas si malades que ça. Depuis deux ans, le groupe est sérieux, travaillant leurs figures avec rigueur, improvisant, mauriciannisant le style hip-hop.
Demain sera un grand soir pour eux. Ils affronteront sur la piste le groupe Alliance Supreme de Roche Bois qui vient d?obtenir un prix à la Réunion. Enfin des Battles à l'île Maurice. Des batailles nobles où le mouvement se bat contre les maux de la société. «Nou pa boire, nou pa fimé. Nou dansé», lance Maclean. Avec sa bande, composée de Dylan, Henry (comme Thierry), Fabrice, Mickael, Giovanni, Nicky, Maxime, Jason «Di Poivre», Nicolas et Jérémy, il danse chaque soir.
La plupart travaillent sur la plage de Pereybère et tous s'y retrouvent le soir pour s'entraîner. Ils se connaissent depuis l?enfance et ont la même passion pour le hip-hop. Leur énergie leur vient du soleil et seule la nuit arrive à les arrêter.
Ils écoutent de tout, RnB, bien sûr, mais aussi «Mozart et Céline Dion, mais en cachette», plaisante l'un d'eux. Lorsqu'ils dansent, ils sont impressionnants. «A force de s'entraîner sur la plage, on a développé une bonne détente», explique Dylan. La folie hip-hop sévit dans le monde entier et de plus en plus de jeunes souhaitent se lancer. Souvent, les infrastructures font défaut. Les jeunes des Beach Boys sont d?autant plus fiers de voir des plus petits venir les regarder et les imiter.
Ils sont beaux à voir et veulent donner l'exemple. Autour d'eux sévit la drogue, mais ils préfèrent s'évader autrement. Dans les airs. En sautant en vrille par-dessus un escalier, retombant sur leurs pieds et prenant la pose. Gérard Le Trouvé, directeur de Star Production International, qui dirige le Stardance, les a repérés sur la plage et les a depuis quelques mois invités à venir se produire sur la scène de la discothèque. Il leur a trouvé des sponsors et aimerait les voir sur d'autres scènes à l'avenir.
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