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Retour en puissance de la station de St-Louis
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Retour en puissance de la station de St-Louis
Rs 1,2 milliard à investir, trois générateurs diesel de 13.8 mégawatts chacun, pour 13 % de l?électricité du pays. La station thermique de Saint-Louis promet d?être un pilier de la distribution énergétique.
La signature du contrat hier entre le Central Electricity Board (CEB) et Burmeister & Wain Scandinavian Contractor (BWSC) du Danemark, qui livrera et installera les moteurs, était un geste de la plus haute importance symbolique. Symbolique dans un contexte où, dans un premier temps, à la place de la station vieille de 50 ans, une solution de sous-traitance de la production énergétique avait été d?abord envisagée. Le contrat qui change la donne a été signé dans l?enceinte de la station de St.-Louis.
Alors que, de l?aveu même du ministre des Utilités publiques, Alan Ganoo, le gouvernement envisageait de supprimer la station il y a quelques années. Mais une étude commandée par le CEB qui a conclu qu?une extension de la station est la meilleure option.
Selon le ministre, la pollution devrait faire partie du passé, une fois les moteurs installés. « Les dispositions ont été prises pour régler définitivement les problèmes d?environnement », souligne Alan Ganoo. Une garantie que fournit également Kishore Baguant qui précise que les trois moteurs « satisferont les normes internationales d?environnement ». Mais cela n?a pas empêché trois habitants de Camp-Chapelon de loger une mise en demeure contre le CEB en Cour hier pour pollution.
Pour les employés, menacés par l?extinction des turbines, le contrat conclu hier est une bénédiction. Au lieu de limoger, il va maintenant falloir recruter. « Nous sommes rassurés que le CEB n?a pas opté pour la sous-traitance de la production d?électricité au détriment de St-Louis. Nous avons beaucoup lutté», souffle Clency Bibi, vice-président de la CEB Staff Association.
Certains se posent aussi des questions sur l?achat de moteurs diesel pour produire de l?électricité avec la flambée du prix du pétrole. « Nous ne pouvons nous passer des unités de diesel vu le profil du marché, avec une demande d?électricité très basse durant la nuit et très élevée en matinée et soirée », assure Alan Ganoo. Les usines à base de bagasse et de charbon doivent elles rouler 24h/24. Les unités roulant à l?huile lourde sont plus flexibles et peuvent être éteintes lorsque la demande est basse. Cela n?empêche pas que d?autres avenues de productions d?électricité, dont l?énergie éolienne, soient explorées.
Les habitudes de consommation du pays font cependant mal au portefeuille du CEB. Une campagne de sensibilisation est prévue pour inciter les gens à consommer plutôt en matinée et en soirée.
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