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Un «Bus Lane» préconisé
Le Bus-Lane sera d?une aide non-négligeable si le pays veut trouver une solution à court terme à la congestion routière. C?est ce que le National Economic and Social Council (NESC) met en avant dans un rapport rendu public hier. Plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer pourquoi l?Etat devrait songer à la mise en pratique d?une voie rapide dédiée aux autobus. Investissement à la portée de l?Etat, mise en application possible avec l?expertise et le financement local et tracé facile à réaliser en sont quelques unes.
Pour le NESC, le métro-léger est une solution à long terme mais à risque. « Si le métro-léger n?est pas rentable, le pays sera lourdement endetté. Si ce mode de transport ne marche pas, que va-t-on faire avec toutes les infrastructures ?» se demande Claude Ricaud, membre du NESC, lors de la présentation des conclusions du rapport. Il avait à ses côtés Jayeraj Ramjada, secrétaire général de cet organisme.
En revanche, si le Bus-Lane s?avère être un échec, le pays aura bénéficié d?une route additionnelle, d?autant que la construction de routes n?accompagne pas systématiquement le nombre croissant de véhicules enregistrés.
La National Transport Authority (NTA), définitivement en faveur de cette option, ne cache pas son v?u de venir de l?avant avec un Bus-Lane pour le corridor St-Jean-Port-Louis. Ce projet coûtera quelque Rs 200 millions, selon des techniciens du ministère du Transport et des Infrastructures publiques.
Le rapport du NESC fait toutefois ressortir qu?un mode de transport alternatif ne suffit pas à résoudre le problème de la congestion routière. Avant de préconiser une série de mesures, le rapport égratigne le gouvernement. Il lui reproche de n?avoir pas pris au sérieux les recommandations de la firme de consultants britanniques, Halcrox Fox.
<B>«ABSENCE DE PLANIFICATION»</B>
Il est étonnant, note-t-il, que la Road Development Authority (RDA), l?autorité responsable des Infrastructures routières, ne dispose pas d?un plan de construction de nouvelles routes pour les années à venir. Tout semble indiquer qu?il y a une absence de planification dans le secteur du transport. Ce qui fait que des solutions au compte-gouttes sont proposées à intervalles réguliers.
Cependant, précise le rapport, la RDA ne doit pas être blâmée. Il faut d?abord changer le statut de cette autorité, pour la transformer en un organisme autonome qui pourra percevoir les recettes découlant des vignettes de déclarations de véhicules. C?est en s?auto-finançant qu?elle sera en mesure de préparer son plan de construction de routes à long-terme. A ce jour, la RDA opère grâce à une dotation budgétaire.
Selon rapport du NESC, il suffit de douze mois pour mettre en application des solutions à court-terme, visant à rendre plus fluide la circulation routière. Il s?agit en fait de solutions d?accompagnement qui proposent, entre autres, la mise en place d?un maximum de lay-bys pour les autobus, l?amendement du Building Act pour obliger les promoteurs de grands bâtiments à faire provision pour le parking souterrain, la réorganisation des passages piétons dans les centres-villes, la liimitation de l?importation de véhicules de seconde main et l?autorisation exclusive aux mini-bus pour opérer dans les centres-villes. Il suggère également la décentralisation des différents départements du gouvernement et l?introduction du péage à l?entrée de la capitale, ainsi que plus d?autonomie à la NTA. Le NESC propose, en outre, que les prérogatives du ministre du Transport en ce qui concerne les demandes de patentes soient revues.
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