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Chetty sanctionné à la prison
Antoine Chetty est en colère. Il est privé des Rs 300 quotidiennes qu?avaient l?habitude de lui apporter ses proches en prison. Une décision prise par le comité disciplinaire devant lequel il est passé lundi dernier. La raison : lors d?une fouille de routine, les gardes chiourmes ont découvert une carte Sim en sa possession.
Antoine Chetty, arrêté le 23 mars dernier lors d?une perquisition de l?Anti Drug and Smuggling Unit au domicile de sa compagne Anju Lallah à Vacoas, a nié que cette carte lui appartenait. Mais certaines sources à la prison révèlent qu?il serait revenu sur ce démenti et aurait avoué être propriétaire de la puce de téléphone.
Plusieurs appels ont été faits à partir de ce numéro, révèle la police. Plusieurs appels, dont certains à sa compagne, Anju Lallah. Ce que nie l?avocat de Chetty.
<B>DEMANDE D?IMMUNITE CONTRE «REVELATIONS»</B>
Face à la décision du comité disciplinaire de lui enlever ses bénéfices, Antoine Chetty hurle sa colère. Contre les officiers de la prison d?abord. Il aurait refusé par la suite de regagner sa cellule.
Contacté, l?homme de loi du suspect dément ces allégations. De plus, Me Samad Goolamaully affime que son client n?avait jamais demandé l?immunité concernant ses délits de drogue. « Il a demandé l?immunité par rapport à ses éventuelles révélations », explique l?avocat.
En ce qui concerne ces négociations d?immunité, « elles vont bon train », affirme une source du parquet. A noter que l?immunité comme telle n?existe pas dans nos lois mais le DPP a la prérogative de décider des accusations à être retenues.
Antoine Chetty est poursuivi sous deux chefs d?accusations : possession de 814,6 grammes d?héroïne et de « offer to sell dangerous drugs to a police constable». Il risque, apprenons-nous 10 à 12 ans de servitude pénale s?il est trouvé coupable.
Les charges formelles contre Antoine Chetty seront logées à la cour d?assises d?ici lundi, affirme-t-on dans les milieux du parquet. Ses hommes de loi étaient, semble-t-il, dans le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) ce matin. Le but : demander au DPP « d?accélérer les procédures » concernant Chetty, explique une autre source. Contactés les hommes de loi de Chetty n?ont pas voulu confirmer leur présence au bureau du DPP.
D?ores et déjà la procédure est connue : le DPP loge l?affaire en cour d?assises, Chetty plaiderait alors coupable ou non coupable et différents témoins seront entendus. Et selon des recoupements d?informations, il semblerait qu?Antoine Chetty a l?intention de plaider coupable.
La défense fera par la suite sa plaidoirie pour Chetty. Si l?affaire est prise en novembre, elle connaîtra son dénouement en janvier, au plus tard.
20 témoins dans l?affaire Hurnam
Dans l?affaire Deelchand, l?avocat parlementaire Dev Hurnam devra se présenter en cour de district le 8 novembre pour le début de l?enquête préliminaire ordonnée par le Directeur des poursuites publiques.
Une liste de 20 témoins a été finalisée, parmi, le dénonciateur Antoine Chetty, lui-même, les cibles dont le Senior Puisne Judge, Bernard Sik Yuen, les inspecteurs Hemant Dass Ghoorah et Robinson Lisette de même qu?Anju Lallah, compagne d?Antoine Chetty, Ashley Hurhanghee, avocat, et l?arpenteur Ashok Bhuspoteea entre autres. L?enquête préliminaire sera présidée par le magistrat Raj Seebaluck.
A noter que les hommes de loi du notaire Deelchand sont actuellement en Grande-Bretagne pour faire appel de la décision du juge Paul Lam Shang Leen de ne pas accorder à leur client la motion de habeas corpus.
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