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Lance Armstrong ne va pas l’aimer !
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Lance Armstrong ne va pas l’aimer !
Pour raisons familiales, Lance Armstrong ne s’est pas déplacé à Paris pour assister à la présentation d’un Tour de France taillé pour ses adversaires.
L’Américain a été contraint à rester au Texas mais les nouvelles que lui apportera son directeur sportif Johann Bruyneel ne le raviront certainement pas : les organisateurs du Tour de France ont concocté un parcours qui ne lui sera pas favorable.
Il est toutefois vrai que le déroulement du Tour de France 2004 qui devait être le plus serré de l’histoire s’était avéré le plus facile pour lui. Avant de le voir perdre, les adversaires de Lance Armstrong doivent d’appliquer à être compétitifs eux-mêmes. Toutefois, à bien lire le parcours qui occupera les coureurs du 2 au 24 juillet prochains, il semble qu’il y a matière à entretenir, enfin, le suspense.
“Il s’agit d’un parcours dense où la part faite à la plaine est restreinte puisque nous atteindrons les Vosges en une semaine”, affirme Jean-Marie Leblanc, directeur de l’épreuve.
“Ensuite il n’y aura qu’une seule étape de transition puisque nous enchaînerons Vosges, Alpes, Pyrénées et Massif Central avec, dans l’intervalle, une étape programmée à Montpellier.”
Les sprinteurs seront les grands perdants d’un tracé qui semble ne leur réserver que cinq étapes en première semaine avec, sans doute, l’impossibilité pour l’un d’entre eux de se parer du maillot jaune.
La première étape contre-la- montre entre Fromentine et Noirmoutier (19 km) sera bien trop longue pour limiter les dégâts et si cela ne suffisait pas, le contre-la-montre par équipes entre Tours et Blois (66 km) trois jours plus tard leur sera trop défavorable même si les organisateurs maintiendront le système limitant les écarts entre les premiers et les derniers.
La course mettra donc, ensuite, le cap à l’Est pour rejoindre l’Allemagne, plus exactement les villes de Karlsruhe pour une arrivée, de Pforzheim pour un départ, où le plein d’émotion, d’adrénaline et de succès populaire est assuré.
Après les multiples périples montagneux, il s’agira enfin de remonter vers Paris, mais en empruntant les difficiles routes du Massif central, notamment cette arrivée à Mende où il y a dix ans Laurent Jalabert avait signé l’un des très grands exploits de sa carrière.
“Le dernier contre-la-montre, autour de Saint-Etienne, établira le classement final”, se réjouit Jean-Marie Leblanc. “Et je peux dire que le tracé y sera très exigeant. Assurément pour un homme fort!” Lance Armstrong sera-t-il encore celui-là ?
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