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Dernière ligne droite pour la commission Glover
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Dernière ligne droite pour la commission Glover
Jusqu?ici quelque 200 témoins ont été entendus à l?issue d?environ quinze séances pour la commission d?enquête sur la vente à la barre. Dans moins de deux semaines, ce sera la fin des travaux. Les commissaires, Sir Victor Glover et ses deux assesseurs, Denis Vellien et Yuvraj Tacoor, se rendront ensuite à Rodrigues le 22 octobre. Entre-temps, plus d?une quinzaine de témoins ont été entendus, hier.
Encore une fois, les casseurs ont été dénoncés. Celui de Sheila Padayachee a également été montré du doigt par une frêle vieille dame venue déposer, hier. Le casseur, impitoyable, a profité du fait qu?elle se soit endettée pour lui faire des misères, dit-elle,
Une autre vieille dame, venant de Nouvelle-France, avait pris de l?argent d?un casseur pour s?acheter un van de quinze places. Comme ses enfants ne travaillaient pas, le van devait être utilisé pour les aider à subvenir à leurs besoins. Ayant quelques difficultés à rembourser sa dette, le casseur fait vendre sa maison à la barre. Un délai sollicité ne sera pas accordé.
La vieille dame entame alors des démarches pour racheter sa maison. C?est d?ailleurs le casseur qui fait acquisition de sa maison. Il lui demande, une première fois, Rs 700 000 pour la maison. Elle est incapable de payer. Le casseur vend ainsi la maison à Rs 400 000 à quelqu?un d?autre. La vieille dame n?abandonne pas : elle veut récupérer sa maison. Et cette fois, le casseur exige Rs 1,3 million. Elle entame des négociations. L?avoué du créancier, Osman Abbasakoor, accepte finalement de lui rendre son bien à Rs 1 million. ?Cot mo pou gagn sa cas la. Couma mo capav pran enn loan sa laz la. Mo encor rest dans lacaz la me mo viv dan la frayer qui sak zour li capav met moi dan lari?, soutient la retraitée.
Une autre présumée victime témoigne : elle a pris Rs 130 000 d?un casseur. Elle devait rembourser Rs 260 000 en deux ans. Mais avant l?expiration du délai, le casseur enclenche les procédures pour faire vendre sa maison. Il lui réclame aujourd?hui Rs 525, 000.
Les travaux de la commission d?enquête avaient été marqués par une longue déposition de l?ex-Managing Director de la Mauritius Housing Company Ltd (MHC), Ishwurdeeal Koolwant. Ce dernier affirme que l?ancien organisme ne lui a pas payé ce qu?il lui devait, soit Rs 311 033.
Par conséquent, dit-il, il s?est trouvé en difficulté pour rembourser son prêt de Rs 500 000 contracté auprès de la MHC. Ses biens avaient été menacés de saisie mais grâce à l?intervention d?une personnalité politique, il a pu s?en sortir. Expert-comptable, il s?est retrouvé pendant trois ans au chômage.
Sa déposition avait l?air d?un règlement de comptes avec un ancien mi-nistre travailliste. Ce dernier, soutient l?ex-Managing Director, le ?harcelait? afin de s?assurer qu?il n?y avait pas d?abus dans la compagnie. Il a cité le cas d?un membre du conseil d?administration, proche du ministre en question, qui n?assistait pas aux réunions mais qui touchait quand même des allocations importantes.
L?ancien haut cadre de la MHC a ainsi longuement relaté les circonstances menant à son départ de son poste. Ce qui n?a pas manqué d?irriter le président de la commission d?enquête. ?Since thirty minutes, you are repeating the same thing?, a lancé Sir Victor Glover. Les travaux de la commission d?enquête reprennent mardi.
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