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Recherche navire pour le transport du thon
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Recherche navire pour le transport du thon
SOS ! Thon des Mascareignes (TDM) Ltée est à la recherche d’un navire pour transporter le thon traité dans son usine. Cette compagnie est le fruit d’un partenariat entre Ireland Blyth Ltd (IBL) et une compagnie espagnole. Si les négociations pour l’achat n’aboutissent pas, la société optera pour l’affrètement d’un navire.
Le capitaine François de Gersigny, directeur exécutif d’IBL shipping et responsable de ce dossier, affirme que le prix des bateaux réfrigérés pour le transport du thon est actuellement très élevé. Ce, en raison de la conversion de navires réfrigérés dans le transport de produits secs, pour répondre au développement économique de la Chine et autres pays.
“Les navires, c’est comme n’importe quelle marchandise. Le prix dépend de l’offre et de la demande. Mais tout sera mis en oeuvre pour que la société puisse se doter dans les plus brefs délais d’un troisième bateau pour le transport du thon. Nous aurons besoin de 60 000 tonnes de ce poisson annuellement”.
Deux navires, le Pelamis et le Mazara, transportent du thon pour la conserverie de Princes Tuna (Mauritius) Ltd (PTM), à Riche-Terre. IBL en détient environ 30 % des actions, le reste étant majoritairement possédé par des Japonais. Mais ces deux bateaux ne suffisent guère pour fournir Princes Thuna et Thon des Mascareignes en thon en quantité satisfaisante pour leurs activités. La conserverie de PTM a besoin de 40 000 tonnes de thon par an.
Patrice d’Hotman de Villiers, Chief Executive Officer d’IBL, le capitaine François de Gersigny et Nicolas Lamusse, pressenti pour être le General Manager de l’usine de traitement de TDM, viennent de rentrer de Vigo, en Espagne. Ils y ont discuté de l’avancement du dossier et du marketing du produit avec leur partenaire stratégique espagnol.
Les équipements de l’usine de TDM sont attendus au début de l’année prochaine. L’usine sera opérationnelle en avril ou mai.
La construction de cette usine s’inscrit dans le cadre du projet de transformer le port de Port-Louis en un seafood hub. C’est-à-dire, un centre de transbordement, de stockage, de traitement et de réexportation des produits de mer.
Le coût du projet de TDM est estimé à Rs 500 millions. Il créera environ un millier d’emplois. Il consiste à produire 25 000 tonnes par an de filets de thon précuits. Mis dans des emballages sous vide, ils seront exportés dans des conteneurs réfrigérés vers une conserverie européenne où ils subiront une transformation additionnelle avant d’être d’être mis en boîte. Les marchés finaux sont la France, l’Espagne et les Etats-Unis.
Le groupe espagnol possède une grosse flotte de bateaux de pêche au thon dont la plupart opèrent aux Seychelles. Une partie du thon requis par la nouvelle usine arrivera à Maurice par les navires de cette compagnie directement des zones de pêche dans l’océan Indien. Le reste sera transbordé aux Seychelles avant d’être acheminé à Maurice.
Outre IBL, la Société du Port comprend Rogers, Harel Mallac, Mauritius Chemical and Fertilizer Industry Ltd et United Docks.
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