Publicité
Sonia Wear : les ouvrières chinoises prolongent leur journée de grève
Par
Partager cet article
Sonia Wear : les ouvrières chinoises prolongent leur journée de grève
Assises à même le sol des deux côtés de la route principale de Belle-Rose, une cinquantaine d?ouvrières chinoises de l?usine Sonia Wear Ltd de Trèfles ont bravé le soleil de plomb, hier, pour réclamer le départ de leur chef de file. Une fois cette demande satisfaite, elles n?en sont toutefois pas restées là et ont fait une autre revendication : que deux de leurs superviseurs rentrent en Chine. N?ayant pas eu gain de cause, elles ont décidé de passer la nuit devant leur ambassade.
Le sit-in organisé hier par les ouvrières devant l?ambassade de Chine pour que leur team leader laisse la place à une machiniste issue de leur groupe, afin d?améliorer les relations industrielles a abouti après que la direction a eu une consultation avec le ministre du Travail et des Relations industrielles, Showkutally Soodhun. La direction s?est encore montrée conciliante lorsqu?après l?acceptation de la première requête, elles ont demandé le départ de deux superviseurs : elle a décidé de transférer ces derniers dans une autre unité.
Les grévistes n?ont toutefois pas trouvé cette solution acceptable, elles ont insisté pour qu?ils regagnent la Chine. Chose impossible, selon Prakash Ramdaursing, human resource manager du groupe Sonia Wear. ?On ne peut pas faire cela. Ces deux superviseurs travaillent avec nous depuis sept ans. Ces ouvrières viennent d?arriver. Comment peut-on accepter cette revendication ??
Rapatriement
La direction de Sonia Wear a adressé, hier, une lettre à chacune des ouvrières pour leur faire savoir que cette grève est illégale et qu?elle n?aura pas d?autre choix que de demander au ministère du Travail et des Relations industrielles de résilier leur permis de travail pour les rapatrier en Chine. ?Nous opérons dans un secteur très difficile. On ne peut pas se permettre de ne pas travailler?, déclare Prakash Ramdaursing. Les ouvrières chinoises ont donc jusqu?aujourd?hui pour reprendre le travail, faute de quoi, la direction considérera qu?elles ne respectent pas leur contrat.
Ces quelque cinquante ouvrières ont pris de l?emploi chez Sonia Wear depuis septembre dernier. Originaires de la province de Jansu, elles sont venues à Maurice pour un contrat de trois ans. Elles veulent que leur team leader et leurs superviseurs soient issus de leur groupe. Un choix qui cause problème car elles n?ont qu?une formation de machiniste.
Vers 17 h 30 hier, les grévistes ont pris la décision de passer la nuit devant l?ambassade de Chine malgré la menace de rapatriement et le fait qu?elles n?aient pu y avoir accès. Un autobus de l?usine est garé sur place au cas où elles changeraient d?avis et décideraient de retourner dans leur dortoir à Trèfles.
Sonia Wear opère à Maurice depuis une vingtaine d?années. Elle est spécialisée dans la confection de vêtements pour hommes, femmes et enfants et exporte ses produits principalement vers l?Europe.
Publicité
Publicité
Les plus récents