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Tony Blair s'engage à tout faire pour sauver Kenneth Bigley
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Tony Blair s'engage à tout faire pour sauver Kenneth Bigley
Le Premier ministre britannique, Tony Blair, s'est engagé hier à tout faire pour sauver l'otage britannique Kenneth Bigley, enlevé il y a dix jours en Irak, mais a souligné qu'il ne voulait pas nourrir de faux espoirs.
Il a également réaffirmé que les troupes britanniques resteraient en Irak ?jusqu'à ce que le travail soit terminé?.
Invité de la BBC, Tony Blair a indiqué qu'il ne disposait pas d'informations nouvelles sur le sort de Kenneth Bigley. Les deux compagnons d'infortune de ce dernier, Eugene Armstrong et Jack Hensey, ont depuis été assassinés. ?J'espère qu'en dépit de toutes les difficultés, nous pourrons agir, mais j'ignore si nous le pouvons?, a reconnu le chef du gouvernement britannique. ?Cela ne sert à rien de soulever de faux espoirs (...) Nous faisons tout ce que nous pouvons correctement et légitimement faire?, a-t-il ajouté.
Les extrémistes irakiens, qui réclament la libération de toutes les Irakiennes détenues dans les prisons du pays, menacent d?exécuter Kenneth Bigley mais n?ont fixé aucun ultimatum.
Tony Blair indique par ailleurs dans un entretien publié hier par The Observer qu'il ne cédera pas aux exigences des ravisseurs et affirme que sa décision de suivre les Etats-Unis dans la guerre en Irak était la bonne.
?Ce que ces terroristes ont compris, c'est qu'ils peuvent utiliser et manipuler les médias modernes pour obtenir une publicité énorme et placer les démocraties et la classe politique dans une position très difficile ?, dit-il pour expliquer sa position.
?La raison pour laquelle ces terroristes étrangers se trouvent en Irak est qu'ils essayent d'empêcher le redressement du pays, de tuer quiconque essaye d'aider à sa reconstruction ou à son processus démocratique. Et notre réponse, assurément, doit être de rester ferme face à cela.?
Appel du chanteur Cat Stevens
Une autre intervention en faveur de la libération de Bigley a retenu l?attention. Yusuf Islam, connu sous son nom de chanteur Cat Stevens jusqu'à sa conversion à la religion musulmane, s?est prononcé hier pour la libération de l?otage britannique Kenneth Bigley, séquestré en Irak depuis le 16 décembre par des islamistes radicaux proches d?al Qaïda. ?En tant que membre du Conseil des musulmans de Grande-Bretagne (MCB), je vous demande au nom d'Allah le Miséricordieux de relâcher le ressortissant britannique Kenneth Bigley, pour le bien de notre religion et conformément aux enseignements d'Allah et du Coran?, écrit l'ancien chanteur dans une lettre communiquée aux médias irakiens par les soins de l?ambassade de Grande-Bretagne à Bagdad. Cette démarche du chanteur, qui a condamné les attentats du 11 septembre 2001 après avoir soutenu dans un premier temps la ?fatwa? des mollahs iraniens contre l?écrivain Salman Rushdie, coïncide avec la venue à Bagdad d'une délégation du MCB, qui revendique 1,8 million de membres, pour tenter d'obtenir la libération de l?ingénieur liverpudlien âgé de 62 ans.
VICTIME INNOCENTE
Une Irakienne de 11 ans lance un appel aux ravisseurs
■ Une petite Irakienne de 11 ans a exhorté samedi les ravisseurs à libérer l?otage britannique qu?ils détiennent depuis neuf jours et qu?ils menacent de mort. Zeïnab Hamid Tarech, qui se trouve en Grande-Bretagne où elle a reçu une jambe artificielle, a déclaré que le sort de l?otage Kenneth Bigley lui rappelait le moment où elle avait vu des ravisseurs enlever deux de ses camarades d?école dans les rues de Bassorah, la seconde ville d?Irak. ?Je veux qu?ils le libèrent pour qu?il puisse retrouver sa famille, tout comme je veux que mes amis puissent retrouver leurs familles?, a-t-elle déclaré à la presse. Elle a survécu à un bombardement américano-britannique en mars 2003, dans lequel sa mère, deux de ses frères et 14 autres membres de sa famille ont péri. Grièvement blessée, elle a dû être amputée de la jambe droite. Lee Gordon, journaliste britannique tra vaillant en Irak, l?a amenée à Londres avec l?assentiment de sa famille et a fait en sorte qu?elle puisse recevoir une prothèse en juillet dernier. Depuis lors, elle suit des séances de rééducation en Grande-Bretagne. ?Lorsque elle a entendu parler de l?affaire de Ken Bigley, elle a dit qu?elle voulait faire quelque chose pour l?aider?, a expliqué Lee Gordon.
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