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L'improvisation divine d'Aimar

25 septembre 2004, 20:00

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Aimar a brillé lors de la victoire 2-0 contre Anderlecht, un match qui marquait le retour en Champions League des vainqueurs de la Coupe UEFA. Le week-end dernier, il a souligné toute son importance pour le club catalan en offrant un but à son coéquipier Marco di Vaio lors de la victoire 3-1 du Valence contre la Real Sociedad, avant de récidiver en semaine lorsque son équipe est allée dynamiter La Corogne 5-1 au Riazor.

« J'ai faim de matches après plusieurs mois au cours desquels j'ai eu mon compte de blessures », a-t-il dit. « Tu reviens et ta forme physique et ta confiance en ont pris un coup. Le ballon rebondit lorsque tu veux le contrôler. Mais maintenant, je me sens de mieux en mieux, match après match. »

Une blessure, qui va peut-être l'empêcher de disputer entièrement le prochain match de Champions League sur le terrain du Werder Brême, est bien la preuve que la malédiction le suit toujours, mais pour le bien de la compétition, tout le monde espère qu'il pourra bientôt revenir au niveau qui est le sien.

Après une saison où le meneur de jeu du FC Porto, Deco, a non seulement inspiré son équipe, lui permettant de remporter la Champions League, mais a aussi été élu meilleur joueur de la compétition, tout semble en place pour qu'Aimar démontre enfin qu'il peut offrir quelque chose de spécial à la compétition.

Les deux joueurs, au physique similaire, d'héritage sud-américain et inspirant la même dévotion chez leurs fans, font partie d'un petit groupe de footballeurs qui peuvent ajouter de l'improvisation divine, une excellente vista et des coups de génie à des équipes qui, en général, favorisent le travail et le jeu en équipe.

Aimar lui-même a une vision originale et surprenante de son talent et de sa place dans le firmament du football. « J'aime le beau football, en effet on peut dire que je vis pour le beau football », a-t-il déclaré. « Mais je suis convaincu, et je suis dans le milieu depuis longtemps, que ce qui importe le plus pour les fans, c'est la victoire. »

Gagner le coeur de Ranieri

« Certes, pendant un match, les supporters aiment voir des grigris ou des mouvements spectaculaires », a-t-il ajouté. « Mais deux ou trois jours après, ces moments sont oubliés. Ce qui reste, c'est : ?On a gagné ou pas?. Ce n'est pas nécessairement mon point de vue sur le football mais c'est ce que j'ai dû accepter en tant que caractéristique dominante du football moderne. »

Ce contraste philosophique peut expliquer pourquoi, lorsqu'il est revenu d'une longue blessure en avril et en mai, son coach, Rafael Benítez, a choisi de l'utiliser surtout en tant que remplaçant, alors qu'il abordait la dernière ligne droite de leurs campagnes triomphantes en Liga et en Coupe UEFA.

Aimar a-t-il donc une bataille à livrer ? Non, pas contre les blessures, mais plutôt pour convaincre son nouvel entraîneur, Claudio Ranieri, que sa présence au sein de l'équipe est essentielle plutôt qu'un luxe. Peut-être que oui, mais pour le joueur, il y aura toujours une place pour lui dans la belle équipe de Valence.

« L'équipe de Valence de Claudio Ranieri est la même que celle de Rafael Benítez, elle doit être très compétitive », a-t-il indiqué.

« Nous devons prendre les initiatives et aller de l'avant de manière décisive à tous les matches. Et si Valence joue ce style de football, il faudra faire tourner ou l'équipe ne pourra pas tenir. »

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