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Fracture à l?ONU sur la guerre en Irak
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Fracture à l?ONU sur la guerre en Irak
Le profond désaccord qui persiste entre l?ONU et les États-Unis sur la guerre en Irak a dominé la première journée du débat annuel de l?Assemblée générale des Nations unies.
Devant un parterre de plus de 90 chefs d?État et de gouvernement, le président George W. Bush a défendu cette guerre, affirmant que la coalition menée par les Américains avait fait respecter « les justes exigences du monde » envers Bagdad. Très déterminé et toujours convaincu d?avoir pris la bonne décision en attaquant Bagdad sans l?aval de l?Onu, en mars 2003, M. Bush a ajouté que les Nations unies devaient désormais « faire plus »pour construire un Irak « démocratique et libre ». Il a également indiqué que la bonne réponse à apporter aux événements en Irak n?était pas de quitter ce pays mais d?y triompher.
M. Bush a aussi affirmé que l?Irak et l?Afghanistan étaient aujourd?hui « sur la voie de la démocratie et de la liberté », avertissant que les attaques terroristes allaient cependant augmenter.
De son côté, le secrétaire général de l?Onu, Kofi Annan, qui la semaine dernière avait qualifié la guerre en Irak d?« illégale » car contraire à la Charte des Nations unies, a exalté le multilatéralisme et « un monde où la force découlerait de la loi et non l?inverse ». « Plus que jamais, le monde a besoin d?un mécanisme efficace par lequel il puisse chercher des solutions communes à des problèmes communs », a-t-il lancé. « C?est pourquoi cette organisation a été créée. N?allons pas imaginer que, si nous n?en faisons pas bon usage, nous trouverons un autre instrument plus efficace.»
« C?est la loi, y compris les résolutions du Conseil de sécurité, qui offre la meilleure base pour résoudre les conflits prolongés, au Proche-Orient, en Irak et à travers le monde », a insisté M. Annan, qui a particulièrement mis en avant la nécessité que les dirigeants du monde « respectent l?état de droit dans et hors de leurs frontières ».
<B>Création de la cour pénale internationale</B>
Le ministre des Affaires étrangères néerlandais, Bernard Bot, lui a ensuite apporté le soutien de l?Union européenne (UE), dont son pays assure la présidence tournante. Précisant s?exprimer au nom de l?UE, il a affirmé que celle-ci était en plein accord avec la déclaration de M. Annan selon laquelle « le terrorisme ne doit pas être utilisé comme une excuse pour violer les droits humains ». « Les États doivent s?assurer que toute mesure prise pour combattre le terrorisme est conforme à leurs obligations dans le cadre du droit international », a-t-il poursuivi.
M. Bot a ainsi réaffirmé l?importance pour l?UE de la Cour pénale internationale « afin de mettre un terme à l?impunité et renforcer l?État de droit à travers lemonde ». L?UE « poursuivra ses efforts » afin de s?assurer qu?un nombre maximum de pays ratifient le traité de Rome créant la cour, dont seuls 94 pays reconnaissent à ce jour la juridiction, a-t-il poursuivi. Les États-Unis, qui refusent que leurs ressortissants puissent être traduits devant ce tribunal, ont retiré leur signature à ce traité.
<B> @ 2 004 Le Monde ? Avec AFP
Distribué par The New York
Times Syndicate</B>
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