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Le retour des Yamakasi

24 septembre 2004, 20:00

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De jeunes athlètes français pratiquant l'art du déplacement se rendent à Bangkok. Sur place, ils vont rencontrer les Hyènes, des sportifs chinois qui ont mis leurs compétences au service d'un groupe de yakusas sans scrupules. Tsu, une jeune Chinoise aussi belle que talentueuse, n'est autre que la soeur du chef des Hyènes...

Après l'enlèvement de celle-ci et de l'un des leurs, les petits Français devront s'aventurer au péril de leur vie au coeur du territoire ennemi...

Les Fils du vent voit le retour des Yamakasi sur grand écran. Ce groupe de sept jeunes athlètes est le miroir d'un phénomène né dans les banlieues qui consiste en l'escalade d'immeubles en tous genres et en des déplacements vertigineux dans des endroits inaccessibles.

Le collectif urbain Yamakasi avait tenu la vedette du long-métrage Yamakasi, réalisé en 2001 par Ariel Zeïtoun. Si l'action de ce dernier film était située à Paris, c'est désormais à Londres et Bangkok, et toujours dans des décors naturels, que le collectif effectue des scènes d'action spectaculaires.

Non content d'être les vedettes turbulentes des Fils du vent, les Yamakasiont également oeuvré à l'écriture du script, y développant les valeurs qui cimentent leur état d'esprit, à savoir l'honneur, l'amitié, le travail, le goût de l'effort, le courage... Mot d'origine zaïroise, «Yamakasi» signifie en lingala à la fois «esprit fort», «corps fort» et «homme fort».

C'est Julien Seri qui est aux commandes des Fils du vent. Le Français avait déjà été contacté par le producteur Luc Besson en 2001 pour réaliser Yamakasi, mais l'affaire n'avait finalement pu aboutir. Trois ans plus tard, Julien Seri dirige bel et bien le collectif des Yamakasi qui a lui-même insisté pour l'avoir aux manettes.

Si Les Fils du vent est un spectaculaire film d'action, il véhicule également un message, comme l'explique Julien Seri : "Les Yamakasi, c'est un groupe qui s'enrichit de ses différences. Ils vivent ensemble, s'entraînent ensemble, mais ont des qualités et des apparences très diverses. Ils ne peuvent donc être forts qu'en acceptant leurs différences, ils deviennent complémentaires. C'est un discours positif qui peut toucher un public jeune, mais aussi plus adulte." Le réalisateur Julien Seri cite trois références cinématographiques majeures qu'il partage avec les Yamakasi : Time and tide de Tsui Hark, Le 13e Guerrier de John McTiernan et Blade 2 de Guillermo Del Toro.

Film d?action français réalisé par Julien Seri

Avec Châu Belle Dinh, Charles Perrière, Guylain N'Guba Boyeke, Laurent Piemontesi, Malik Diouf

<B>L'Asie : un terrain de jeu idéal</B>

Pour le réalisateur Julien Seri, situer l'action des Fils du vent en Asie revêtait une signification toute particulière : «L'idée de départ était de plonger les Yamakasi dans un contexte qui révélerait leurs qualités. On a très vite pensé à l'Asie, par intérêt pour les arts martiaux, par référence au cinéma, ça correspondait au rêve de tous. (...) Les Yamakasi sont comme des globe-trotters de l'extrême, comme des surfeurs allant dans tous les coins du monde à la recherche des meilleurs spots, des plus belles vagues. Eux recherchent les valeurs de leur art, celui des mouvements. Ils les trouvent en Asie, où l'honneur, l'honnêteté et la rigueur dans les combats sont des références communes.»

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