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Jean-Marie Habeira accuse Shirish Rummun d’agression
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Jean-Marie Habeira accuse Shirish Rummun d’agression
L’entraîneur français Jean-Marie Habeira a accusé, dans une déposition consignée hier, son homologue mauricien, Shirish Rummun, de coups, blessures et d’outrages verbaux. Sa déposition fait suite à des incidents qui sont survenus, en début de soirée de mercredi, entre ces deux coaches nationaux d’haltérophilie dans le gymnase de Vacoas. Cette affaire a été rapportée au ministère de la Jeunesse et des Sports par la victime.
Le mentor, Jean-Marie Habeira, dit souffrir de traumatisme à l’épaule, résultat d’une bousculade de Shirish Rummun, allègue-t-il. “Il m’a pris au dépourvu. Il m’a bousculé contre la porte d’entrée du gymnase avant qu’il ne quitte les lieux en compagnie de sa mère, Fatima, qui est la présidente de la fédération d’haltérophilie”, raconte Jean-Marie Habeira qui a obtenu un Form 58 de la police.
<B>“Il y a plusieurs témoins”</B>
Les incidents entre Shirish Rummun et Jean-Marie Habeira ont éclaté vers 18 h 15 après que ce dernier a demandé au premier nommé de lui céder le gymnase comme convenu un quart d’heure plus tôt. “Il était avec sa mère et d’autres personnes lorsque je lui ai gentiment fait comprendre qu’il doit me céder le gymnase. Il m’a injurié et a refusé, prétextant qu’il n’a pas fini ses entraînements”, explique l’entraîneur français.
Devant le refus de Shirish Rummun, le Français est sorti pour appeler la police. “C’est en rentrant dans le gymnase afin de lui dire que les forces de l’ordre seront sur place d’un moment à l’autre et que cela allait se terminer mal, qu’il m’a agressé. Puis, il a quitté les lieux en compagnie de sa mère avant même l’arrivée de la Police”, affirme Jean-Marie Habeira.
Ce soir-là, l’entraîneur agressé a avisé les cadres du ministère de la Jeunesse et des Sports de ces incidents, et, hier en début d’après-midi, il a été reçu par ces derniers. “C’est grave ce qui s’est passé et j’ai avisé le ministère qui m’emploie à titre bénévole. J’ai expliqué aux cadres ce qui s’est produit en détails et demain matin (NdlR : ce matin), je soumettrai un rapport au ministère. C’est inadmissible ce genre de choses et je ne compte pas rester les bras croisés”, s’insurge Jean-Marie Habeira.
En tout cas, celui qui avait sous sa charge une dizaine d’haltérophiles de la sélection nationale – ces derniers avaient refusé d’être sous la férule de Shirish Rummun – est fermement décidé à ce que cette affaire aille en justice. “Je reste calme et très serein, mais la justice se fera comme il se doit, car il y a plusieurs temoins des incidents”, confie Jean-Marie Habeira. Nous n’avons pu obtenir la version de Shirish Rummun, ce dernier était injoignable au téléphone hier.
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