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New Delhi et Tokyo revendiquent un siège
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New Delhi et Tokyo revendiquent un siège
C’est à une réforme en profondeur des Nations unies, et de son organe le plus puissant, le Conseil de sécurité, qu’appellent quatre grands pays. L’Allemagne, le Brésil, l’Inde et le Japon ont décidé d’unir leurs efforts pour entrer tous ensemble au sein de ce club très fermé, resté inchangé depuis 1945. Pour se faire, ils ont présenté, mardi 21 septembre, leur candidature à un siège permanent au Conseil.
Cette enceinte, dont les membres jouissent du privilège envié du droit de veto, est actuellement composé de cinq pays : Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie. Ils siègent à côté de dix autres pays, non permanents, qui sont élus selon une répartition par zone géographique pour des périodes de deux ans.
Dans un communiqué commun publié à l’issue d’une réunion en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, les quatre pays ont déclaré que, “se fondant sur la conviction partagée qu’ils constituent des candidats légitimes à un siège permanent au sein d’un Conseil élargi, ils soutiennent leurs candidatures mutuelles”. Ils ont ajouté qu’à leur avis, “l’Afrique devrait aussi être représentée parmi les membres permanents” du Conseil.
Adopté par le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, les premiers ministres japonais Junichiro Koizumi et indien Manmohan Singh, ainsi que le ministre des affaires étrangères allemand, Joschka Fischer, le communiqué affirme que le Conseil “doit refléter les réalités de la communauté internationale du XXIe siècle. Il doit être représentatif, légitime et efficace”.
Le Conseil de sécurité, à l’exception du passage du nombre de ses membres de 11 à 15 en 1963, n’a pas été modifié depuis 1945, quand l’ONU ne comptait que 51 membres. Elle en compte aujourd’hui 191, et on reproche à ses instances de ne plus être adaptées au monde contemporain.
“Il est essentiel que le Conseil de sécurité inclue, sur une base permanente, des pays qui ont la volonté et la capacité de prendre des responsabilités majeures concernant le maintien de la paix et de la sécurité internationales”, poursuit le communiqué.Notant que, depuis 1945, le nombre des pays en voie de développement a beaucoup augmenté, les “quatre” estiment que le Conseil doit être élargi, “à la fois au niveau des membres permanents et des non-permanents, et inclure des pays en développement et des pays développés comme nouveaux membres permanents”.
Une éventuelle réforme de l’ONU, notamment du Conseil qui est son organe le plus puissant, est discutée depuis une dizaine d’années. On s’attendait à ce qu’ellel soit relancée cette année, dans la perspective de la prochaine Assemblée générale, celle du 60e anniversaire de l’ONU en 2005.
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