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L?Anglais une froide vengeance

27 août 2004, 20:00

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Le huitième film de Steven Soderbergh constitue une nouvelle étape dans l??uvre du réalisateur. Il livre ses réflexions sur le choc de différentes cultures, le passage du temps, le désir d?un père de retrouver par-delà la mort une fille qu?il a perdue depuis longtemps. Pour porter cette histoire difficile, il a choisi deux acteurs d?une grande trempe : Peter Fonda et Terence Stamp.

Petit voyou devenu criminel endurci, Wilson a passé de nombreuses années dans une prison anglaise. Récemment, il a appris la mort de sa fille unique Jennifer, installée depuis quelque temps à Los Angeles. Bien que l?enquête ait conclu à un banal accident de voiture, Wilson a des doutes : Jennifer était en effet la maîtresse de Terry Valentine, un producteur de musique dont l?extravagante fortune tient certainement plus à des magouilles illicites qu?à de sporadiques succès du disque. Dès sa libération, Wilson prend l?avion pour Los Angeles ... Le choix du Britannique

Terence Stamp (Wilson) et de l?Américain Peter Fonda (Terry Valentine) est l?une des clés du film. Leur interprétation dans L?Anglais reflète les grands rôles qui ont fait leur réputation, depuis plus de trente ans. Steven Soderbergh décrit son film comme ?une histoire de vengeance fortement teintée de l?esprit des années 60?. Le choix des interprètes joue sur cette référence au passé. Les deux hommes se sont imposés dans les années 60 avec des rôles dans lesquels ils incarnaient des personnages forts.

Les personnages qu?incarna Stamp dans les années 60 ne se contentent pas d?influencer son rôle dans L?Anglais : l?un d?eux en est partie intégrante. Steven Soderbergh a acquis les droits du film de Ken Loach réalisé en 1967, Pas de larmes pour Joy, dans lequel Stamp interprétait un jeune voleur britannique nommé... Wilson. Steven Soderbergh a inséré dans L?Anglais des séquences de ce film, mettant en scène Wilson. Cette technique renforce la méthode de Soderbergh qui montre, tour à tour, le présent et le passé d?un personnage - tout ce qui a concouru à faire ce qu?il est.

Le rôle de Terry Valentine suit d?une certaine manière la voie que Peter Fonda entreprit de tracer il y a plus de trente ans, dans Easy Rider. Peter Fonda confie : ?Valentine a été écrit pour moi. C?est un homme passionné, il aime les jeunes et jolies femmes, et il est aimable, voire chaleureux. On ne découvre que peu à peu l?évolution de sa vie, cette lente descente désabusée.?

C?est autour de ces deux personnages que s?articule le film, explique le réalisateur. ?Nous avons élaboré le film pour Terence. Nous savions qu?il comprendrait et interpréterait à la perfection cet homme. ?

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