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Blair pourrait faire l?objet d?une procédure de destitution
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Blair pourrait faire l?objet d?une procédure de destitution
C?est la première fois depuis 150 ans que cette situation se présente. Et même si la procédure n?a que très peu de chance d?aboutir, elle pourrait braquer à nouveau les projecteurs sur un dossier qui a coûté une bonne part de sa popularité au chef du gouvernement.
?Ne serait-il pas temps de mettre en accusation Blair sur l?Irak ??, s?est demandé le député Boris Johnson dans l?édition d?hier du quotidien britannique The Daily Telegraph. Moins aguicheur, le Guardian s?est pour sa part contenté de titrer : ?Les MPs (membres du Parlement) prévoient d?accuser Blair sur sa gestion de la guerre en Irak?.
Reprochant au premier ministre sa gestion du dossier irakien, des députés britanniques ont l?intention d?engager une procédure de destitution à son encontre. Cette décision fait suite au rapport de 100 pages publié à la mi-juillet sur les résultats de l?enquête menée par Lord Butler. Il avait alors révélé que la Grande-Bretagne était entrée en guerre contre l?Irak sur la base d?informations très peu fiables fournies par les services secrets concernant la prétendue présence d?armes de destructions massives.
Par cette démarche, les nationalistes écossais et gallois, auxquels s?ajoutent deux membres du Parti conservateur, entendent contraindre M. Blair à revenir sur les motifs de l?entrée en guerre et demander, en définitive, sa destitution. Une situation sans précédent depuis 150 ans. En 1848, Lord Palmerston avait alors été contraint de quitter ses fonctions de secrétaire d?Etat à l?intérieur pour avoir conclu un accord secret avec la Russie.
Que des nationalistes et des conservateurs tentent d?épingler le premier ministre ne choque bien évidemment personne - encore que la demande de destitution soit assez rare pour être soulignée. Mais que certains députés du Parti travailliste supportent également cette initiative est beaucoup plus troublant. Car ils le savent bien, ils risquent d?être exclus du parti.
Même si la procédure n?a que très peu de chance d?aboutir, elle pourrait cependant braquer à nouveau les projecteurs sur un dossier qui a coûté une bonne part de sa popularité au chef du gouvernement. Signe de cette chute dans l?opinion : au lendemain de la publication du rapport Butler, les travaillistes ont perdu l?élection législative partielle dans la circonscription de Leicester Sud. Un fief que le Labour détenait depuis presque cinquante ans.
<B>Marjorie Encelot</B>
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