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L?herbe n?est pas toujours verte
Il est 18 h 20. Mary, étudiante dans un collège confessionnel de Quatre-Bornes, descend à l?arrêt d?autobus, à quelques mètres de l?école primaire de Flic-en-Flac. Après une dure journée à l?école et plusieurs heures de leçons particulières, c?est un autre calvaire qui commence pour elle. Elle doit emprunter une impasse obscure, à côté d?un terrain abandonné, pour rentrer chez elle. Plus loin, un lampadaire défectueux clignote depuis deux mois.
?Craignant d?être victime d?une agression, je dois courir pour rentrer chez moi. Je demande aux autorités de prendre leurs responsabilités.?
Ces problèmes, qui durent depuis trop longtemps, irritent les résidents du morcellement Bismic, à Flic-en-Flac. Ils en ont ras le bol de l?indifférence des autorités.
Il y a de beaux appartements et aussi de vastes terrains dans ce morcellement, l?un des plus développés à Flic-en-Flac. Pourtant il n?y fait pas toujours bon vivre. Il y a trop de grands terrains en état d?abandon. L?herbe est haute et des buissons touffus ont envahi ces terrains. Des cannettes de bière et des bouteilles de vin vides, probablement balancées par des vacanciers, jonchent le sol.
<B>Louches individus</B>
Les chiens errants et les rongeurs ont élu domicile dans ces terrains. Mais la plus grande crainte des habitants est la présence d?individus louches qui traînent souvent dans le coin. ?J?ai vu deux inconnus qui s?asseyaient au bord d?un terrain alors que je rentrais du travail la nuit?, déclare une dame qui dit s?appeler Premila. Un habitant affirme avoir surpris un individu sur un terrain vague. Il venait, disait-il, cueillir des jujubes ? alors qu?il commençait à faire nuit.
Un propriétaire précise, en plantant un poteau au milieu du terrain que celui-ci est un terrain privé. Mais que fait-il pour garder ce lieu salubre ?
Selon un officier, le conseil de district de Rivière-Noire a pris à sa charge le nettoyage de plusieurs terrains dans la région d?Albion et de Flic-en-Flac. Les propriétaires ont été par la suite contraints de régler la note. D?autres personnes ont été verbalisées mais quelques propriétaires vivent à l?étranger et sont donc injoignables.
De plus, des pyromanes prennent un malin plaisir à incendier les terrains où l?herbe est sèche.
Maniram Ragoo a eu chaud lors du dernier incendie. Ce propriétaire de magasin s?était absenté, mais quand il est rentré chez lui, un terrain en friche à côté de sa maison était la proie des flammes. ?Je ne sais pas qui a mis le feu. Et si le feu avait pris dans ma maison pendant mon absence. Elle aurait été complètement détruite?, déclare-t-il.
Son fils, Vicken montre le conduit en plastique de sa maison complètement fondu par l?intensité des flammes. De plus, les escarbilles poussées par le vent salissent les vêtements sur la corde à linge. Maniram Ragoo confirme que, quasiment chaque semaine, il y a un terrain en flammes.
Outre les terrains vagues, l?état des routes laisse aussi à désirer. Si dans certains endroits l?asphalte est toujours là, dans certaines ruelles des gravats rendent la circulation pénible et les piétons doivent faire attention où mettre les pieds surtout à la tombée de la nuit. Même si les rues du morcellement Bismic sont dotées de lampadaires, quelques-uns ne sont pas allumés. N?y a-t-il pas un service d?inspection ?
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