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L’ouverture des 1ers JIOI et le Maiden des Ythier/Byrnes

25 août 2004, 20:00

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Au stade de la ville de Saint-Paul de la Réunion s’ouvrent les premiers Jeux des Iles de l’Océan Indien (JIOI). La France place la barre très haute. Ce rendez-vous sportif représente avant tout un espoir pour les îles indocéaniques mais que Madagascar boude pour l’instant. Handicapées géographiquement par la distance, ces îles sont les oubliées du monde sportif international. La Réunion est la première de ces îles à bénéficier, en termes d’infrastructures sportives, des progrès suscités par les JIOI. Le tour des autres îles viendra. En attendant, elle offre aux sportifs indocéaniques ses quatre nouveaux stades olympiques et une ferveur populaire pouvant déclencher les miracles les plus étonnants. On parle même de “chèque sur l’avenir”. Elle méritera amplement sa première moisson de médailles parce qu’elle a cru davantage et plus vite que les autres îles aux promesses suscitées par les JIOI et s’y est préparée avec un soin exemplaire. Elle mérite un grand coup de chapeau. Il n’est pas facile d’organiser des Jeux d’une telle envergure, d’accueillir 700 athlètes, de réussir si parfaitement un Village des Jeux. A Maurice, le ministère des Sports, dirigé par le ministre Hurrydev Ramchurn, et le comité national olympique mauricien (CNOM), présidé par Jean Delaître, se sont disputés sur plusieurs fronts pour savoir qui payerait le coût du déplacement des athlètes, pour décider de la composition de la délégation officielle, de la liste des invités de marque, bref sur des questions qui ne cessent d’empoisonner le bon déroulement des activités sportives. Tout compte fait, ils seront 75 dirigeants et représentants du MJS à accompagner nos athlètes.

Devant 14 000 spectateurs, les premiers JIOI s’ouvrent donc, le 24 août 1979, à 14h45, au stade de la commune de Saint-Paul de la Réunion. Des parachutistes descendent du ciel, tenant en main la flamme olympique et les couleurs des nations participantes (Réunion, Maldives, Comores, Seychelles, Maurice). Suit le tour de piste des athlètes de ces pays. Le quadricolore mauricien est porté par le volleyeur Ruben Bajeun.

Il est 16h27. L’hymne officiel des Jeux retentit pour la première fois. Le drapeau des Jeux est hissé au haut du mât principal. Véronique Grolleau et Raymond Tangatchy portent la flamme à bout de bras et la communique à la vasque qui s’embrase et restera allumée pendant toute la durée des Jeux.

Jacqueline Appavou proclame le serment d’usage au nom de tous les athlètes. La chorale Cantare entonne La Marseillaise de Rouget de Lisle.

Restons dans le domaine sportif.

Le Maiden 1979 est marquée par un double doublet victorieux. Il s’agit d’abord de celui des deux jockeys Byrnes. Le père, Joe, pilote le gagnant, Beacon Top, de l’écurie Henri Ythier. Son fils, David, ramène au paddock le deuxième cheval à franchir la ligne d’arrivée de notre Ruban bleu, à savoir Blacksmith, également de l’écurie Ythier. La parade d’honneur des vainqueurs a donc lieu sous le signe d’une double allégresse familiale, celle des Byrnes et celle des Ythier : Henri, le père et Pierre, le fils que vient soutenir l’ami de la famille, Vivian L’Eveillé. La presse de l’époque ne précise en revanche aucune parenté particulière entre Beacon Top et Blacksmith. Ce fut une course de rêve, une “copybook race”, estime le regretté Titen Atchia. Beacon Top se contente de suivre le meneur, Flying Saint, sur tout le parcours, pour se détacher en grand vainqueur au début de la ligne droite, suivi de loin par son compagnon d’écurie.

Beacon Top succède à High Hearted, monté par le jockey mauricien Jason Espitalier Noël, en 1978. Maxime de Coriolis est cependant le premier jockey mauricien, en 1977, à remporter la Maiden Cup depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

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