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De Tranquebar à Athènes

25 août 2004, 20:00

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Un mal pour un bien. Voilà comment Jonathan Chimier s’est retrouvé dans le bac à sable à Athènes. Il a fallu, heureusement après tout, qu’il se blesse au genou pour qu’il franchisse les haies et atterrisse dans ce fameux bac à sable qui a fait de lui notre premier finaliste aux JO. Bon c’est vrai, quelqu’un d’autre comme coach l’aurait conduit à l’infirmerie, lui aurait demandé de se reposer, de se soigner et après revenir tranquillement sur ses distances.

Mais Hervé Seerungen, son entraîneur à ses débuts, à la base de ses performances sur 80m (9. 35), l’aiguillonna sur le saut en longueur. Une réussite.

Le p’tit gars de Tranquebar, oui, le même que vous avez vu à la télé avant-hier faisant le fier après s’être qualifié pour la finale, est tombé dans la marmite du sport grâce à sa soeur, Joanne. Et depuis, il a tracé sa route.

Une route sur laquelle il n’a de cesse de laisser des traces de son passage. Les records et les titres, c’est son truc. Il en a à la pelle.

À 20 ans, Jonathan Chimier avait écrit l’une des plus belles pages de l’athlétisme en réussissant un saut de 8,08 mètres. C’était le samedi 21 juin à Marseille en France. Un exploit sans précédent. Jonathan Chimier était devenu le premier Mauricien à franchir à deux reprises la barre mythique des huit mètres (après ses 8,03 mètres le 30 juin 2001 à Saint-Étienne) et il s’approprie par la même occasion le record national de la spécialité. Il n’en avait pas fini avec les records. Le plus beau est celui qu’il nous a offert, mardi soir, sur le sautoir du stade d’Athènes quand, à son premier essai, il a atterri à 8 m 28. D’une pierre deux coups, Natan améliore le record de Maurice et se qualifie pour la finale.

De Tranquebar à Athènes, la route a été longue… mais très belle.

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