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La communauté internationale sommée d’agir par une ONG

25 août 2004, 20:00

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Le sauvetage du processus de paix en République démocratique du Congo (ex-Zaïre) demande une intervention rapide de la communauté internationale, sans quoi la région des grands lacs en Afrique risque de basculer dans un conflit ouvert, a averti mardi l’International crisis group (ICG)

“Sans un soutien fort de la communauté internationale, le processus de paix au Congo(-Kinshasa) et les efforts prodigués par les Nations unies pour l’entretenir risquent de ne pas réussir”, écrit le président de l’ICG, Gareth Evans, au Conseil de sécurité des Nations unies.

Le principal mouvement rebelle congolais, le RCD-Goma a suspendu hier sa participation au gouvernement de transition, une initiative qui fait craindre un retour à la violence après de multiples retards pris dans le processus de paix.

Les tensions entre groupes ethniques à la frontière est du pays avec le Burundi et le Rwanda sont vives depuis le massacre, le 13 août, de 160 Congolais tutsis réfugiés au Burundi. Le processus de paix avait déjà été freiné par des violences précédentes dans la région de l’Ituri et les deux provinces du Kivu Sud et Nord.

Le Rwanda a régulièrement lancé des incursions au Congo-Kinshasa au cours des dernières années pour traquer des extrémistes hutus impliqués dans le génocide rwandais en 1994.

“Le massacre de réfugiés (tutsis) congolais, les combats dans les provinces de l’Ituri et dans les deux Kivu ainsi que la tension à Kinshasa représentent de nets avertissements que le conflit au Congo peut s’embraser au point de se transformer en une nouvelle guerre de grande ampleur”, estime l’ICG, une organisation non gouvernementale basée à Bruxelles et vouée à la prévention et au réglement des conflits.

La mission des Nations unies au Congo a un besoin pressant de troupes plus nombreuses, mieux entraînées et disposant d’un mandat leur permettant d’utiliser la force si nécessaire, souligne l’ICG.

Dix mille huit cents casques bleus sont déjà présents au Congo et le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a récemment demandé qu’un second contingent de 13 100 éléments soit dépêché dans ce pays d’Afrique centrale.

Une centaine d’officies formés dans le cadre de l’Otan seraient seraient en outre nécessaires aux yeux de l’ICG pour aider à la réorganisation de la mission, estime l’ONG, en accord avec Annan.

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