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A l?école de la bonne bouffe?
Une femme, portant un bonnet blanc, s?affaire devant une cuisinière. Un parfum agréable se dégage de la casserole et titille les narines. Impossible de rester insensible. Le petit creux à l?estomac s?accentue. De temps à autre, la formation en chef donne des conseils aux dames qui prennent des notes dans un petit carnet comme des sages écolières. Une recette sur du bristol placardé sur un mur indique le menu : du poisson aigre-doux. De quoi faire saliver? Tout cela se passe au centre communautaire de Pointe-aux-Sables.
Alors que la cuisson arrive à sa fin, Anita Aumeerudy laisse sa cuisine entre de bonnes mains. Elle est visiblement contente d?elle : ses cours connaissent un vrai succès à voir le nombre de ménagères autour d?elle. Vingt-deux pour être précis. Elles ratent rarement le rendez-vous de midi car c?est toujours la découverte de nouveaux plats. Mais pas n?importe lesquels.
C?est le ministère des Droits de la femme qui a formé Anita et elle partage ses connaissances avec d?autres femmes depuis deux ans. Les ingrédients sont fournis par le ministère, mais c?est elle qui les choisit, minutieusement. ?Les ménagères n?ont rien à payer. Elles doivent simplement se faire connaître lors de l?enregistrement au début de l?année?, dit-elle. Une bonne partie des cours est consacrée à la théorie alors que le côté pratique a lieu régulièrement.
Il ne s?agit pas seulement de savoir cuire. Il faut aussi savoir équilibrer son repas. D?où l?importance des classes de théorie. ?Il faut aussi savoir manger. Nous savons que les Mauriciens mangent mal. Et les ménagères en général ont un surplus de poids. Je leur conseille quels aliments favoriser?, explique la responsable du cours. Des sessions sont d?ailleurs consacrées au weight management.
Outre la préparation de mets succulents, les cours sont divisés en trois parties. Les femmes sont initiées à la gestion de la famille, c?est-à-dire à la préparation du budget, au rôle d?une mère et évidemment à la préparation des repas.
Les stagiaires sont unanimes à dire que leur façon de vivre et de cuisiner a évolué depuis le début du cours pour le plus grand plaisir de leurs conjoints. ?Il est vrai que notre façon de préparer le repas a beaucoup changé. Il est important de savoir contrôler la quantité d?huile et de sel?, déclare Vidula Nursimooloo, une des stagiaires.
Les cours sont faciles à comprendre. Anita Aumeerudy évite d?entrer dans des détails trop complexes. ?Elle explique très bien. Je pense que les ménagères intéressées doivent se faire enregistrer l?année prochaine. Ce sera une bonne chose pour elles et leurs familles?, ajoute Patricia Ramsammy dont les propos sont partagés par Jocelyne Bhim.
Les dimanches et les fêtes sont des occasions à ne pas rater pour préparer des plats simples, mais fort appréciables. Gilberte K/Jean (nom d?origine bretonne signifiant maison de Jean) est devenue une passionnée de la bonne bouffe. Ce sont ses proches qui en profitent.
Les mets de choix sont donc préparés presque chaque vendredi dans le centre communautaire. Si vous avez une vocation de cuistot, vous savez où aller...
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