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Brèves

5 août 2004, 20:00

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<B>SCANDALE. Eriksson dans de sales draps </B>

La vie privée agitée de Sven Goran Eriksson, souvent étalée dans les tabloïds, pourrait lui coûter son poste de sélectionneur de l’équipe d’Angleterre. Le Suédois était convoqué hier devant le bureau de la Fédération anglaise de football. Il lui a été demandé de s’expliquer sur la relation qu’on lui prête avec une employée de la FA. Après trois ans et demi à la tête de l’équipe nationale anglaise, cette dernière affaire pourrait pousser Eriksson vers la sortie. Si tel était le cas, l’ancien entraîneur de la Lazio Rome empocherait plus de 21 millions d’euros d’indemnités de licenciement.

<B>CYCLISME. Millar suspendu deux ans</B>

La Fédération britannique de cyclisme a révélé mercredi que David Millar, qui a récemment admis avoir pris de l’EPO, a été suspendu deux ans, suite à l’affaire de dopage au sein de l’équipe Cofidis. “La commission fédérale a conclu que David Millar était coupable d’infractions au regard de l’article 134 du règlement antidopage de l’Union cycliste internationale”, a déclaré la Fédération britannique dans un communiqué. Cette annonce intervient au lendemain de la mise en garde à vue de son ancien coéquipier, l’Italien Massimiliano Lelli.

En plus de la suspension de deux ans, Millar s’est vu retirer son titre de champion du monde du contre-la-montre conquis en octobre 2003 à Hamilton, a été disqualifié du Critérium du Dauphiné Libéré 2003, du Tour d’Espagne 2001 et a été condamné à une amende de 1300 euros. Le coureur peut toutefois contester la décision de la Fédération auprès du Tribunal arbitral du sport.

Le 27 juillet, soit une semaine après des aveux devant la justice française, l’Ecossais avait confirmé dans les colonnes du quotidien The Guardian s’être dopé à l’EPO en 2001 et 2003. Millar expliquait dans le journal qu’après un médiocre Tour de France en 2001, il fut initié aux produits dopants par un membre plus âgé de son ancienne équipe, Cofidis, et qu’on lui apprit ensuite comment s’injecter lui-même le produit tout en s’assurant de ne pas se faire prendre.

David Millar avait été mis en examen le 1er juillet pour “détention de substances vénéneuses” par le juge d’instruction Richard Pallain, dans le cadre d’un trafic présumé de produits dopants autour de Cofidis, avant d’être licencié courant juillet par son employeur. Millar avait alors déclaré qu’il espérait une suspension d’un an, pas plus, afin d’aider les autres coureurs à ne pas se doper. Il s’est déjà retiré de l’équipe britannique pour les Jeux Olympiques d’Athènes.

La brigade des stupéfiants enquête depuis mars 2003 sur un présumé trafic de dizaines de produits dopants au sein de l’équipe Cofidis.

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