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Les filles sont en colère
Certaines joueuses ont menacé cette semaine à Montréal de boycotter les compétitions olympiques si l’accord conclu entre la Fédération internationale de tennis et le circuit professionnel féminin WTA à propos des critères de sélection des athlètes et d’attribution de points n’est pas respecté.
C’est la Française Nathalie Dechy qui, en marge du tournoi de Montréal, a confié aux médias la peur des joueuses de se voir pénalisées. “Le boycott est même envisagé !”
La fronde qui gronde parmi les joueuses trouve ses germes dans le refus du comité olympique allemand d’envoyer à Athènes deux joueuses qui avaient pourtant respecté les critères de sélection fixés par la Fédération internationale.
Ces deux joueuses, Marlene Weingartner et Anca Barna, figuraient bien dans les 56 meilleures mondiales comme l’exigeait la Fédération. Mais elles n’ont pas réussi cette année à se hisser en quart de finale d’un tournoi du Grand Chelem ou en finale d’un tournoi majeur, comme l’imposait en plus le comité olympique allemand.
Le directeur du circuit WTA, Larry Scott, juge cette décision “injuste”. Elle l’est d’autant plus, selon lui, que le comité olympique allemand a fait une exception pour un joueur, Florian Mayer.
Pour faire “réparer l’injustice”, la direction du circuit féminin multiplie les pressions sur le mouvement olympique. Elle a ainsi laissé entendre qu’elle pourrait éventuellement annuler les points attribués aux résultats des matches olympiques. Une menace qui ne ravit guère les joueuses.
Selon Nathalie Dechy, “plusieurs sont énervées” à l’idée que les règles puissent changer à quelques jours des jeux Olympiques. Leur position est claire : “On veut que les deux Allemandes jouent les Jeux et qu’on puisse avoir des points”, a expliqué la Française.
Larry Scott assure “qu’aucune décision n’a été prise” encore. “L’accord conclu entre la WTA et la FIT autorise la WTA à retirer les points si elle ne peut pas envoyer à Athènes ces joueuses dans les délais nécessaires”, a-t-il fait valoir. Et cette date limite, il ne la voit pas plus loin que samedi.
Selon lui, les négociations pour arriver à une solution se pour-suivent et le président du Comité international olympique Jacques Rogge s’est personnellement impliqué dans le dossier. Mais la décision finale revient au comité olympique allemand.
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