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Pascal Tsin veut reconstruire le bâtiment
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Pascal Tsin veut reconstruire le bâtiment
Une volonté de fer et un esprit de battant en dépit des épreuves. Le directeur du Grand-Bay Store (GBS), Pascal Tsin, envisage un nouveau projet. Il ne se laisse pas décourager : ?Une fois les difficultés aplanies, nous allons voir comment reconstruire un nouveau bâtiment en harmonie avec le développement de la région.? Son complexe a explosé le 25 juillet, tuant deux jeunes.
L?enquête continue. Le complexe GBS va-t-il s?effondrer ? C?est à cette interrogation que doivent répondre les experts qui le visiteront cet après-midi, avec des assureurs. Les 16 occupants et les autorités policières ont fait le point, hier, sur les étapes après le déblayage. L?avis des experts est déterminant sur l?aspect sécurité. L?accès au bâtiment dépend de leurs recommandations.. La journée a été surtout marquée par le déblayage par la SMF et la police. Les officiers de l?Environnement étaient également sur les lieux dans la matinée.
Sophora Fleuriste, au rez-de-chaussée, a effectué le grand nettoyage. Ce commerçant a demandé à récupérer certaines affaires. Dans la mesure où ses fleurs sont périssables, il a obtenu l?autorisation plus facilement. Par contre, Ashwin, propriétaire d?un salon de coiffure, a dû faire face à la résistance. Après de longues discussions, il a pu voir l?état de son salon, sous forte escorte. Avec deux cartons en main, il espère que certains de ses équipements et produits seront retrouvés. Les propriétaires du Shibani Money Exchanger étaient les seuls à ne pas avoir fait de déposition. Ils l?ont fait hier. Cela devrait leur permettre d?avoir accès au bâtiment.
Les commerçants proches du GBS sont moroses. Rajen, propriétaire de Generation et d?un autre magasin dans la région, s?insurge contre la lenteur des travaux et de l?enquête : ?Tant que cette route ne sera pas ouverte, nos commerces piétineront. Même les soldes ne vont rien changer.? Il ajoute d?un ton radical : ?Si bizin detruir batimen ki zot detruir li enn foi, nu pe soufer.? Le restaurant voisin arrive quand même à attirer quelques touristes.
Certains veulent être plus optimistes. Autour d?un verre, dans un bar non loin du complexe, une personne lance : ?La situation est retournée à la normale. Grand-Baie respire à nouveau. Il y va de l?image du pays d?envoyer un bon signal.? Ce patriote a quand même du mal à convaincre les touristes qui sont très intrigués par ce spectacle de désolation que l?explosion est désormais chose du passé.
Les enquêteurs du Federal Bureau of Investigation, qui sont partis hier, ont conclu que l?explosion était due à une fuite de gaz. Mais ils n?ont rien trouvé pour étayer leur thèse. Rex Stockham et Ron Kelly se sont basés sur leur expérience. Ils devront soumettre un rapport au gouvernement une fois à Washington.
RÉACTION
Raj Dayal fustige le PM
■ ?La gestion par le gouvernement de l?explosion du Grand-Bay Store, est condamnable?, estime Raj Dayal, qui rencontrait la presse hier. Il estime ?inadmissible? que le Premier ministre, Paul Bérenger, ait affirmé que l?explosion du GBS était due à une fuite de gaz, alors qu?il ne possédait aucun élément. Le Premier ministre a, dit-il, induit la population en erreur. Pour l?ancien commissaire de police, il faut nommer une commission d?enquête pour faire la lumière sur ce drame. Ce qu?il manque à l?enquête, dit-il, c?est un vrai ?leader?, pour diriger les équipes sur place. Il s?interroge aussi sur la manière de rechercher des indices du FBI. ?Comment peuvent-ils prétendre que l?explosion est due à une fuite de gaz, alors qu?on a retrouvé des traces d?explosifs??
PRESSE ?PEOPLE?
?Gala? en fait ses choux gras
■ Le magazine français ?Gala? n?a pas manqué d?évoquer le drame de Grand-Baie sous l?angle que l?on devine : la présence de l?acteur français Alain Delon sur le lieu du sinistre quelques heures avant la déflagration. C?est sur un ton romancé que les vacances de l?acteur qui aura ?frôlé la mort? sont relatées. Pour les besoins du lectorat particulier de la presse ?people?, friande d?émotions, le journaliste V.D., qui n?y était pas, donne les détails des vacances quelque peu gâchées de Delon? et en invente même quelques-uns.
Séjournant au Royal Palm comme à son habitude, raconte ?Gala?, Alain Delon ce matin-là goûte aux joies de la plage avec ses deux enfants, 10 et 13 ans, avant de déjeuner au grill de la piscine. Après une lecture des journaux, il ?surveille la baignade des petits?, puis va flâner avec eux, du côté du Sunset Boulevard. A la nuit tombée, lui et ses enfants dînent à ?La Langouste Grisée?, un de ses restaurants favoris où l?ambiance, selon ?Gala?, est ?tropicale, les plats pimentés à souhait? et où ?les serveurs ont le sourire?. Comme l?acteur est fatigué, il préfère rentrer à l?hôtel, sans faire halte au Maï Taï où ?l?on regarde passer avec bonheur une foule colorée?. Deux heures plus tard, c?est la déflagration. Le journaliste V. D. la décrit comme s?il y était. ?En plein c?ur de la nuit, des projectiles de 400 kg s?écrasent de tous côtés, les vitres se brisent, des débris sont soufflés jusque sur la plage, pluie de ciment et de plâtre aussi sur la rue très fréquentée d?en face, le Sunset Boulevard?.
Alain Delon se rendra aux funérailles d?Emmy Ng Yeung et de Jean-François Lew Yee Teen pour leur rendre hommage mais aussi par conscience d?avoir échappé au pire. C?est là qu?il a déposé des bougainvillées sur les cercueils? et non ?au cimetière? où il n?y était pas. Et c?est sans doute à l?hôtel ou à la télé que l?acteur aura appris la nouvelle et non dimanche dans ?le journal du matin?, qui n?en parlait pas. Mais bon...
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