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Incendie : quatre personnes arrêtées
Le propriétaire et trois vigiles du supermarché paraguayen détruit dimanche par un incendie ont été placés mardi en détention provisoire et pourraient être officiellement inculpés d?homicides involontaires. Selon le dernier bilan de cette catastrophe, l?une des pires de l?histoire récente du pays, 409 personnes ont péri. Cette tragédie nationale est devenue un scandale majeur au Paraguay quand des survivants ont accusé la direction du supermarché d?en avoir fermé les portes pour éviter que des clients ne partent sans payer.
Le juge Pedro Dario Portillo a fait savoir que l?enquête sur cet incendie pourrait durer quatre mois. Conformément au droit paraguayen, les chefs d?accusation d?homicides involontaires seront alors maintenus ou abandonnés. Les quatre personnes placées en détention encourent 15 ans de prison. Le procureur Edgar Sanchez a par ailleurs déclaré qu?un vigile avait reconnu avoir reçu l?ordre par radio de fermer les portes, mais sans savoir de qui provenait cette directive.
Juan Pio Paiva, propriétaire de l?établissement, a démenti que les portes aient été fermées après le déclenchement du sinistre. Les trois vigiles placés en détention se nomment Ever Sanchez, Ismael Alcaraz et Jorge Penayo.
Le parquet paraguayen a précisé que 130 personnes étaient toujours portées disparues et que 454 autres avaient été blessées dans l?incendie de dimanche. Un bilan encore plus élevé avait été annoncé dans la journée de mardi, mais il s?est avéré que les noms de certaines victimes avaient été répétés.
Les pompiers n?ont pas fini de fouiller les décombres du supermarché, ce qui laisse penser que de nouveaux corps pourraient être découverts. Des responsables ont expliqué qu?une explosion due au gaz dans un rayon alimentaire du supermarché était responsable du sinistre.
?Les premières informations tendent à montrer qu?un accident regrettable avait finalement eu de graves conséquences en raison d?une décision de fermer les portes de l?établissement?, a déclaré le vice-président paraguayen Luis Castiglioni. De nombreux survivants ont rapporté que les portes du magasin étaient fermées.
Le procureur a précisé qu?un vigile avait reconnu avoir reçu l?ordre de fermer les portes. Mais il n?a pas dit de qui émanait cet ordre. ?Le garde (...) a dit dans un communiqué qu?il avait reçu par radio l?ordre de fermer les portes, ce qu?il a fait?, a dit Edgar Sanchez. L?identification des victimes a été rendue difficile par l?état des cadavres, carbonisés pour la plupart.
<B>Daniela DESANTIS</B>
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