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Une famille dans la tempête

4 août 2004, 20:00

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Marie-Anne Robette vit dans l?angoisse depuis le 19 juin dernier. C?est le jour où les deux doigts de Michael, son époux, ont été sectionnés par une raboteuse électrique pendant qu?il travaillait dans son atelier, à Bambous-Virieux. Ce jour-là, Michaël préparait des maquettes de bateaux en bois avant de les confier à son épouse pour les compléter avec de petites voiles.

Blessé et admis à l?hôpital à plusieurs reprises pour cette blessure, Michael ne travaille plus depuis. Il dépend de la pension de la sécurité sociale et l?aide financière de quelques proches pour faire vivre la famille et envoyer Anne-Laura et Franchette, âgées de 16 et 13 ans, au collège.

Le couple, habitant à Bambous-Virieux, s?était mis à son compte depuis 2002 pour mettre sur le marché des maquettes de bateaux qu?ils fabriquaient eux-mêmes.

Pour y arriver, ils avaient sollicité en 2002, une enveloppe d?aide de Rs 40 000 auprès de Micro-Crédit par le truchement de la National Woman Entrepreneur Council (NWEC) qui avait bien étudié leur projet.

Ayant déjà remboursé une bonne partie de la somme empruntée, le couple Robette a fait comprendre aux officiers du Micro-crédit qu?il prendrait un peu plus de temps pour régler le reliquat.

?Mon époux , mes deux enfants et moi nous traversons des moments très difficiles. Nous ne sommes pas des assistés. On souhaite tout simplement l?intervention des autorités concernées pour qu?elles nous viennent en aide pour que nos enfants puissent compléter leurs études?, explique Marie-Anne.

Celle-ci nous révèle que c?est son passage chez COMAJORA, une compagnie spécialisée dans ce domaine, qui lui a transmis cette passion pour les maquettes. ?Je n?avais que quinze ans lorsque j?ai commencé à faire mon apprentissage?, révèle-t-elle.

Et comme elle avait à contribuer davantage au budget familial après son mariage, elle conseille a son époux Michael, qui était maçon de profession, de ranger sa truelle au placard pour l?aider à mieux répondre à la demande car à cette époque il existait un marché très florissant pour ces produits.

Pour conquérir une plus large part du marché, Marie-Anne et son époux ne lésinent pas sur les moyens. Ils décident de faire du porte-à-porte pour convaincre les clients potentiels de la qualité du produit. Leurs cibles : les petits hôtels du littoral et les touristes de passage dans l?île.

Les résultats ne se font pas attendre. Après quelques années, les commandes pleuvent. Ils investissent pour l?achat des équipements nécessaires pour honorer les commandes.

Mais avec l?arrivée d?autres concurrents sur le marché, la réussite commerciale ne dure pas longtemps pour Marie-Anne et Michael. ?Ou commence gagn ban dimoune qui commence faire maquet bato avec plastique importé. lerla la même travail la commence tombé? observe Michael.

Malgré tout, le couple ne baisse pas les bras pour autant. Il continue à travailler pour faire bouillir la marmite et pour que leur deux filles n?aient aucun souci à se faire chaque jour pour leur déplacement jusqu?à leurs collèges. Anne-Laura, 16 ans, en forme 4, fréquente une institution secondaire à Rose-Belle et Franchette, 13 ans, le collège Mauritius, à Curepipe.

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