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Le Sucre boude ce Vrac que l?Etat lui vole
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Le Sucre boude ce Vrac que l?Etat lui vole
La Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) fait savoir, qu?elle ne désignera pas un de ses membres pour la représenter au conseil d?administration de la Bulk Sugar Terminal Corporation et s?en explique. 1. Le chargement du sucre en vrac est une initiative des années 1950 des usiniers sucriers et de planteurs canniers. L?étude de fiabilité de 1970 fut financée par eux. A leur requête, un ?cess? fut prélevé, lors du boom sucrier des années 1974 et 1975, pour créer un Fonds-Vrac. Il était alors convenu que le Vrac serait propriété du Sucre et géré par lui. 2. En 1977, le gouvernement annonce la création d?une corporation pour gérer le Vrac qui demeurera sa propriété. Il exige une participation majoritaire du capital et une majorité absolue au conseil d?administration. 3. Les producteurs sucriers contestent l?arbitraire gouvernemental. 4. Le gouvernement passe outre et fait voter la loi constitutive contenant de nombreux abus. Au départ, le conseil d?administration devait être composé de cinq usiniers et de trois planteurs sur 11 membres. La loi constitutive comprend un board de direction de 17 membres dont seulement trois planteurs, deux usiniers et un représentant du Syndicat des Sucres. 5. En raison de ?l?outrageant abus de pouvoir et de l?atteinte aux droits fondamentaux des citoyens, garantis par la Constitution?, la MSPA refuse d?entériner ces injustices et, par conséquent, de siéger au conseil d?administration de la Bulk Sugar Terminal Corporation.
La Chambre d?Agriculture maintient, pour sa part, une production de 700 000 tonnes de sucre. Le taux d?extraction de 10,5% est supérieur à celui de 1978, à cette date (6,9%). La moyenne de sucre par arpent est de 3,8 tonnes contre 3,38 en 1978. Le système d?entraide fonctionne entre sucreries, engorgées par les tas de sucre ne pouvant pas être livrés aux docks. Mais la situation s?améliore dans le port. Un accord intervient entre l?association des employeurs et la PLHDWU. Les travailleurs acceptent de nouveau les heures supplémentaires. Mais tous les points litigieux ne sont pas réglés pour autant.
Le week-end des 21 et 22 juillet 1979 s?annonce décisif pour les trois contestataires du PTr. Une motion d?expulsion est à l?ordre du jour et dont l?issue ne fait aucun doute. Boodhoo fait savoir qu?il ne prendra pas l?initiative d?une troisième force avant son expulsion du PTr. Il subit pourtant des pressions en ce sens de la part de travaillistes et de membres du PMSD. Il prévoit une nouvelle série de 21 meetings. L?accent sera mis sur la responsabilité du public et des autorités, sur l?île Maurice de demain et sur le retour à la terre. Il ne roule pas pour Satcam Boolell. Encore moins pour le MMM. Il veut débarrasser le PTr de ses maîtres-chanteurs qui tiennent en otage Seewoosagur Ramgoolam. Il présentera au public les hommes et femmes de bonne volonté disposés à soutenir son mouvement. ?Nous nous garderons des vendus et des parachutés ? Nous restons travaillistes jusqu?à notre expulsion du PTr !?
Onze anciens contestataires ont regagné le PTr des Moorba, Augustave, Coonjan, Walter, Daby et Jagatsingh. Il n?y a pas eu pour autant de réforme du parti. Les 28 propositions des contestataires n?ont toujours pas été examinées. Le leader du PMSD s?est prononcé en notre faveur mais les parlementaires de son parti ne l?ont pas suivi. Nous attendons toujours les élections législatives anticipées qui seules peuvent régler les problèmes en suspens et assurer l?indispensable grand nettoyage. Le rapport Glover n?a été suivi d?aucune mesure de correction. Les personnalités blâmées n?ont pas été sanctionnées.
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